Humanité, sensations et parfums… Rencontre avec Philippe Claudel

Humanité, sensations et parfums…

Rencontre avec Philippe Claudel

L’Association Libanaise des Enseignants de Français, ALEF a eu l’honneur et le plaisir d’accueillir lundi le 14 juin 2021 l’écrivain, dramaturge et cinéaste Philippe Claudel.

Cette rencontre accréditée par la FIPF et organisée en partenariat avec l’Institut Français du Liban, IFL fut un moment inoubliable de partage, de discussion et de voyage dans le monde des mots, des sensations et des parfums d’un grand écrivain humaniste, d’une modestie remarquable.

Pour faire découvrir l’œuvre de Philippe Claudel aux jeunes lecteurs libanais, L’ALEF avait proposé aux élèves de tous les cycles et aux étudiants universitaires certains de ses romans : La petite fille de Monsieur Linh, Trois petites histoires de jouets, Parfums, l’Archipel du chien.

Encadrés par d’éminents enseignants, élèves et étudiants ont fait preuve d’une excellente créativité et d’une très bonne réception d’une œuvre si riche.

Le maître de la cérémonie M. Habib Zorkot a déclaré la séance ouverte par le discours d’accueil de Mme Sophie Nicolaïdès-Salloum, Présidente de l’ALEF, suivi du discours d’ouverture de M. Philippe Claudel qui, en parlant de sa carrière littéraire, a insisté sur l’importance de la lecture à l’enfant dès son jeune âge:

« Quand on est en âge où l’on ne peut pas lire soi-même un livre, lorsque la voix de l’adulte vous fait découvrir une histoire, lorsque vous ne pouvez regarder que les images et les lettres sur un livre. Eh bien ! Cette voix prend une importance très grande. Et en plus de vous faire découvrir une histoire, de travailler votre imagination, vous avez ce lien, tout à fait particulier, un lien qui est encore plus fort par ce que la lecture vient le coudre, le resserrer […] puis quand on est seul, il y a un grand plaisir à lire à haute voix le livre. Quand on oralise la langue, on lui donne chair, la langue est une chair, une sorte de corps vivant …c’est encore plus vrai pour la poésie, la poésie ne doit pas être lue mais doit être déclamée. Les mots doivent s’envoler dans l’air autour de nous de façon à prendre leur sens […].

À partir du moment où j’ai découvert le plaisir de lire, j’ai eu le désir d’écrire mais […] il m’a fallu vivre pour avoir des choses à dire. Je n’avais pas assez vécu , je n’avais pas assez aimé, je n’avais pas assez souffert, assez rencontré d’autres personnes, je n’avais pas fait assez l’expérience de la vie… il m’a fallu attendre avant d’écrire mon premier roman qui s’appelle Meuse, l’oubli… j’ai eu un émerveillement, cette conscience d’avoir des lecteurs, c’est quelque chose de troublant, d’étrange mais d’aussi trop chaleureux de voir que quelques milliers de personnes ont acheté mon livre, l’ont lu, j’étais tout étonné et là je me suis dit c’était une grosse responsabilité !… Mais pourquoi on continue à écrire des livres ? Pour moi, je pense qu’au départ, même si l’on ne l’avoue pas, il doit y avoir une certaine vanité, une certaine fierté à écrire… pour moi, ce sont les gens, les lecteurs qui m’ont incité à continuer à publier…vous êtes dans une forme d’obligation généreuse, chaleureuse de la part des lecteurs de leur donner quelque chose de nouveau à lire… Je ne publie pas tout ce que j’écris … mon parcours a connu un changement majeur avec « Les âmes grises » qui a eu un succès en France et dans le monde, il en est de même avec « Le rapport de Brodeckt » et « La petite fille de Monsieur Linh » que je sois lu à l’étranger, traduit dans plusieurs langues, a renforcé ma conviction d’écrire et de partager des histoires […]

Le thème de la guerre est lié à ma vie, il reste dans la mémoire familiale… cette mémoire douloureuse, lorsqu’on a la chance de vivre dans un pays en paix, continuait à exister dans le milieu où je vis… la frontière, la guerre, les champs de guerre, les batailles ont marqué l’enfant que j’étais et ont marqué les livres que j’ai écrits… la frontière m’a fait réfléchir à l’autre, celui qui est de l’autre côté de la frontière, l’autre qui devient ennemi, l’autre qui curieusement me ressemble […] d’autres thèmes auxquels je suis sensibles l’exil, les migrants …

Le cinéma comme la littérature a fait partie de mon existence : j’ai quatre longs métrages, un petit documentaire et un film pour la télévision qui sera diffusé bientôt sur mon expérience d’un professeur en prison. Ces films ont été des aventures : le cinéma c’est une aventure longue, éreintante, magnifique mais très couteuse… ».

Après le discours de Philippe Claudel, les étudiantes de la deuxième année de spécialité – Département de Langue et Littérature Françaises – Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de l’Université Libanaise, Section 3, dirigées par Professeure Dr. Rima Mawloud, ont partagé l’écran pour exposer leurs travaux :

– Un Power Point sur la biographie et l’œuvre de Philippe Claudel, savamment préparé par Michelle Akla avec la participation de Nathalie Khattar.

– Un autre Power Point très intéressant sur « La synesthésie chez Philippe Claudel dans son roman Parfums » préparé par les étudiantes : Joanne Tartak, Ghada Ibrahim et Sara Khalil.

– Lecture d’une nouvelle intitulée « Sueur » écrite à la manière de Claudel par Hanane Assoum.

Professeure Dr Anna Rahal-Issa a participé avec un texte très original où elle imagine un dialogue entre la lectrice qu’elle est et l’écrivain au sujet de « La petite fille de Monsieur Linh ».

Les élèves du Collège Saint Charbel – El Jiyé, sous la direction de Dr. Christelle Stéphane-Hayek et Mme Rayane Abi Khalil ont présenté leurs différents projets :

– Une lecture expressive à plusieurs voix des extraits de « La petite fille de monsieur Linh » :

Charelle Yazbeck, Caline Abou Serhal, Elissa Chehimi.

– Déclamation du poème « J’avais quinze ans ».

– L’entretien des élèves de S1 du collège Saint Charbel –Jiyé avec l’écrivain, dirigé par Madame Ilham Slim-Hoteit, a révélé leur créativité et la qualité des questions posées.

Étaient présents à cette rencontre Madame la Présidente de l’ALEF, Sophie Nicolaïdès-Salloum, la SG de l’ALEF, Initiatrice du projet de la rencontre, Mme Ilham Slim-Hoteit, les membres du Bureau central de l’ALEF, Mesdames Maha Husseini, Joséphine Akl, Lama Arnaout, Hend Rif, Hasna Bouharfouch, Ghiwa Ghanem et M. habib Zorkot et un grand nombre d’élèves et d’étudiantes, d’enseignants et de spécialistes de l’éducation .

Quelques retours :

« Les travaux des élèves et des étudiants, très variés, ont révélé une créativité certaine : un power point sur la vie et l’œuvre de l’auteur, une fine analyse du roman Parfums mise en images par les étudiantes de l’Université Libanaise Section III (Tripoli), écritures à la manière de Claudel par les élèves du Collège Saint Charbel de Jiyé, qui ont étudié « La petite fille de M. Linh », et les étudiantes, un entretien avec l’auteur, et je salue les élèves pour la maturité des questions posées à l’écrivain.

L’analyse de « Parfums » et les écritures montrent tout d’abord une connaissance approfondie des deux romans et les émotions ressenties par les lectrices qui s’expriment dans leurs propres productions. On sent une communion de sentiments avec l’écrivain. C’est une réaction que tout auteur peut souhaiter.

Nous avons vécu des moments hors du temps en compagnie de Philippe Claudel et du jeune public (Mme Sophie Nicolaïdès-Salloum).

« Je vous remercie encore de votre investissement sans bornes au sein de l’ALEF, pour la réussite de toutes les activités menées.

J’ai eu le grand plaisir d’assister à la rencontre avec l’écrivain et cinéaste Philippe Claudel. Ce moment de partage, fait d’authenticité et de passion, nous a permis de découvrir un auteur exceptionnel dans sa simplicité et dans la profondeur de son âme. Les élèves et les étudiants qui se sont penchés sur son œuvre y ont gagné en sensibilité et leurs productions en témoignent.

Nous avons ainsi passé deux heures hors du temps, comme hors de nous-mêmes, en osmose avec l’essence de l’art (Mme Christelle Stephan-Hayek).

« Mes sincères compliments à tous les participants et tous les profs encadreurs qui ont fait leur travail avec beaucoup de cœur. Ils nous ont émerveillés par leurs tâches collectives et individuelles. C’était une expérience touchante. Le fait de se mettre en contact avec un romancier aussi modeste et communicatif que Mr. Philippe Claudel est un rêve qui va accompagner les étudiants toute la vie et va les inciter à écrire et à lire sans obligation et avec joie. Chaleureux remerciements à Mr. Claudel d’avoir accepté d’être parmi nous et d’avoir apprécié le travail fait dans des collèges et des universités » (Mme Joséphine Najm AKL).

« Une rencontre très agréable, pleine d’émotions et de sensibilité ! Félicitations à toutes les participantes ! Leurs analyses des romans ainsi que leurs textes en prose et leurs poèmes sont extraordinaires et révèlent beaucoup de créativités. Grand merci M. Philippe Claudel de nous avoir accordé des moments parfumés d’humanisme et d’amour de la vie » ( Mme Maha Husseini).

Pr. Iham Slim-Hoteit

SG de l’ALEF

 

Philippe Claudel : Écrire et rêver les images

« Écrire et rêver les images »

M. Philippe Claudel nous a fait l’honneur d’inviter l’Association Libanaise des Enseignants de Français, ALEF à participer

au colloque international en présence de l’Auteur « Philippe Claudel : écrire et rêver les images » les 03 – 04 – 05 juin 2021.

Ce colloque organisé par les laboratoires RIRRA 21 (Université Paul-Valéry) & LIS (Université de Lorraine), en partenariat avec l’IUT Nancy-Charlemagne, le cinéma Diagonal, le Musée Fabre & Occitanie Livre & Lecture, n’était pas ouvert au grand public il était réservé à quelques spécialistes sur invitation.

L’ALEF représentée par sa Présidente Madame Sophie Nicolaïdès Salloum et sa Secrétaire Générale Madame Ilham

Ilham Slim-hoteit a suivi avec beaucoup d’intérêt ces trois jours d’échanges et de discussions autour de l’œuvre de Philippe Claudel qui a aimablement accepté notre invitation à une rencontre en webinaire sur Zoom avec un public libanais d’èlèves,d’étudiants et d’enseignants.

3 juin

La Session 1 inaugurale sur la peinture a débuté par la conférence de Serge Bourjea (Université Paul-Valéry Montpellier 3).

Il s’agit d’une lecture comparative avec le cinéma et les tableaux de peinture : « Il y a longtemps que je (t)’aime ».

Cette session a été suivie par « Petite visite guidée pour les participants – avec station-lecture devant La Lutte, d’Émile Friant… « À travers les chefs d’œuvre du Musée Fabre… »

Session 2 : « Aux lieux de l’image (le musée, le cinéma) »

– Aude Jeannerod (Université catholique de Lyon) : « Le musée dans l’oeuvre de Philippe Claudel : mort ou vif ? »

– Dominique Bonnet (Université de Huelva, Espagne) : « De l’image à l’écrit : voyage aller-retour dans l’univers de Philippe Claudel ».

4 juin

Session 3 : Territoires lorrains (le cinéma, la littérature)

-Emilie Léchenaut (Université de Lorraine) : « Enjeux des représentations territoriales dans les œuvres cinématographiques de Philippe Claudel : entre espaces visuels-narratifs et expérience perceptive »

– Delphine Le Nozach (Université de Lorraine) : « Philippe Claudel, un regard cinématographique qui réinvente le territoire régional »

-peter Dytr (Masaryck University, République Tchèque) : « L’anatomie de la prison selon François Bon et Philippe Claudel : regards

Session 4 : Basses continues (la mort, le rêve)

– Anne Strasser (Université de Lorraine) : « Mort l’oubli. La mort dans quelques œuvres de Philippe Claudel : usage de la vie et usage du monde »

-Pierre Bonnet (Académie de Poitiers) : « Le rêve est l’avenir du vrai : une lecture de ‘‘La Petite’’ »

Session 5 : Stratégies narratives (le roman, la scène)

-Mara Magda Maftei (Université de Bucarest, Roumanie) : « La perte de l’identité (à propos de L’Enquête) »

– Francisco González (Université d’Oviedo, Espagne) : « Ouvrir au couteau : les enjeux de l’incipit chez Philippe Claudel »

-Lieven D’hulst (KU Leuven, Belgique) : « La petite fille de Monsieur Linh mis en scène par Guy Cassiers : un projet européen »

5 juin

Session 6 : Mondes sensibles (les lieux, les odeurs)

-Pierre Schoentjes (Université de Gand, Belgique) : « Entre paysage de brouillard et pays de neige : Claudel flâneur et montagnard »

-Isabelle Dangy (CIRIEC, Saint-Étienne) : « Images odoriférantes : le désir d’absorber le monde chez Philippe Claudel »

Session 7 : De l’amitié Yves Ravey : « La lettre. La confidence, la consolation, l’intimité » Philippe Claudel & Yves Ravey : Entretien animé par Pierre Schoentjes.

Ces quelques jours nous ont plongés dans un monde merveilleux d’écriture, de rêves et d’images : textes images, cinémas et musées étaient au rendez-vous d’une œuvre riche et foisonnante.

Merci Philippe Claudel de cette invitation.

NB :

Rencontre avec Philippe Claudel

Lundi 14 juin 2021 à 16 heures sur Zoom :les coordonnées seront communiquées ultérieurement aux participants inscrits

Pr. Ilham Slim-Hoteit

Secrétaire Générale de l’ALEF

Cérémonie de remise des prix du concours « Jouons au théâtre en ligne, des représentations virtuelles »

« La magie des mots et des gestes : émotions et défis »

La Clôture du cycle de concours, accrédités par la Fédération Internationale des Professeurs de Français, FIPF et organisés par l’Association Libanaise des Enseignants de Français, ALEF en partenariat avec l’Institut Français du Liban, IFL, s’est déroulée hier, le 29 mai 2021 à 16 heures sur Zoom, par la remise des prix du concours «« Jouons au théâtre en ligne: représentations virtuelles».

Etaient présents à ce moment exceptionnel, magnifique et émouvant M. Adrien Payet, auteur de méthodes FLE, formateur, comédien et metteur en scène, la Présidente de l’ALEF Madame Sophie Nicolaïdès, les membres du Bureau Central Mesdames Ilham Slim-Hoteit, Maha Husseini , Ghiwa Ghanem Joséphine AKEL et M. Habib Zorkot, les coordinatrices et les enseignantes Mesdames Laurette Moukarzel, Diana Adel Malek, Leila El Sayed Hussein, Maya Nehmé, Professeure Dr. Rima Mawloud et un grand nombre d’élèves acteurs, chanteurs, musiciens, réalisateurs et metteurs en scène en herbe.

La séance a débuté par le discours d’accueil de la Présidente de l’ALEF, Mme Sophie Nicolaïdès–Salloum, suivi de la projection des vidéos par le webmaster M. Habib Zorkot et de l’entretien de Mme Ilham Slim-Hoteit avec les élèves qui ont répondu aux questions posées sur la spécificité du texte théâtral, le jeu théâtral, les thèmes et la musique choisis, la réalisation, le numérique et l’art… leurs réponses ont révélé les différentes compétences qu’ils ont mises au service de leurs projets.

A suivi la proclamation des prix par la Présidente :

Les lauréats :

Ecole Al Masar International Collège

Illustrations : Haïfa Zawawi,Personnages Judy Chakaroun,Haïfa Zawawi,Hassan Jamal El Dine

Fatima El Mawla

La narratrice : Leila Sayed Hussein

Enseignante Leila Sayed Hussein

Lycée Adonis

Les personnages, Abdo Daher : Le père, Tia Touffaha : Rania, la fille aînée, Mohamed Mawla : Matéo, le fils, Ranim Chaddad : Laure, la belle-mère, Rami Samad : le grand-père.

Prologues et didascalies récités par Joya Ghanem

Enseignantes : Diana Abdel Malek ; Laurette Moukarzel

Illustrateur et réalisateur de la vidéo : Taher Chehaytli

Notre Dame de Balamand,

Auteures : Catherine Saleh,Hala Haj Youssef,Marina Andraos,

Tonia Joy Bou Chmouny

Musiciens: Georges Sarkis, Jhonny Ghandour

Chanteuses :Marianne Yammine ; Mirabelle Abdo

Illustratrice : Catherine Saleh

Réalisateur adjoint : Catherine Saleh

Supervision linguistique : Mme Nesrine Joucdar

Supervision artistique du poster : Mme Salam Dbeiss

Supervision musicale : Mme Matta Matta

Supervision générale : Mme Maya Nehme

Chant : sous la direction de Mme Gina Matta.

Ensuite, le témoignage de Madame Maha Husseini, l’initiatrice du projet : »Je voudrais féliciter tous les élèves qui ont participé au concours «Jouons au théâtre en ligne, des représentations théâtrales virtuelles » pour la qualité des travaux qu’ils ont présentés.

Chers élèves, vos productions, textes et vidéos de la représentation sont très agréables à lire et à visionner. Vous avez fait preuve de vos compétences multiples pour réaliser votre projet. Votre tâche n’était pas facile ! Certains d’entre vous ont expérimenté l’écriture du texte théâtral et le jeu de scène pour la première fois. Je vous remercie infiniment pour les efforts fournis afin de nous présenter ces beaux spectacles en vidéo. Vous avez manifesté beaucoup de créativité et d’originalité. Je tiens à signaler que vous avez très bien réussi les différentes activités pour finaliser le projet et vous avez relevé le défi. Je les cite :

– Ecrire un texte de théâtre en respectant ses traits caractéristiques.

– Mettre en scène la pièce.

– Jouer la pièce en ligne : se produire sur une scène virtuelle.

– Monter une vidéo de la représentation théâtrale.

Les pièces de théâtre et les vidéos ont pleinement répondu aux critères notés dans le descriptif du concours.

Les textes présentés par les trois groupes d’élèves, lauréats du concours, sont bien rédigés et correspondent aux traits caractéristiques d’un texte de théâtre. Au niveau de la structure de la pièce, le texte se divise en scènes ou tableaux. Les moments essentiels de l’action théâtrale sont bien clairs (Exposition, nœud dramatique, péripéties, dénouement). Les didascalies fournissent des informations riches et très variées, sur l’espace scénique (décor, costumes, accessoires, éclairage, bruitage, musique, ainsi que sue le jeu de l’acteur (expressions du visage, intonations, voix, gestes, déplacements…). Les répliques du dialogue sont bien réparties sur l’ensemble des personnages. La langue est correcte et bien adaptée au langage des jeunes. Les thèmes abordés intéressent les jeunes et les adultes. Il s’agit de sujets d’actualité qui traitent le quotidien des élèves et de leurs familles, ainsi que la vie des libanais résidant au Liban et des émigrants libanais dispersés dans les pays étrangers. La pièce « La COVID-19 », (Al-Massar International College), traite les conséquences négatives causées par le confinement et l’enseignement à distance sur la vie scolaire et sociale, avec réalisme et authenticité. Bien que l’enseignement à distance permette aux élèves de s’affranchir de certaines contraintes, cependant il s’avère une source de solitude pour l’élève. L’apprentissage en présentiel a aussi ses avantages et ses inconvénients. Ces jeunes s’efforcent de trouver des solutions aux problèmes vécus. Ainsi, face à la pandémie et au confinement, ils choisissent d’être les maîtres du jeu et de leur avenir. La pièce fait hommage à l’amitié et la à solidarité. Pour ces jeunes, le besoin de vivre avec l’autre et en société est primordial. Défiant les obstacles, ils nous émerveillent par leur maturité.

La pièce, « Beyrouth, théâtre d’une catastrophe familiale », (lycée Adonis) présente un drame familial. Suite aux violentes explosions du 4 Août 2020 qui ont démolit le cœur de Beyrouth, une famille libanaise a perdu la mère. Le père se remarie, ce qui créé des conflits au sein de cette famille et perturbe la vie de ses membres. Mais la fin de cette pièce est heureuse, l’entente familiale remplace les tensions. La paix finalement retrouvée symboliserait l’urgence d’une entente entre les libanais pour une résurrection du Liban. Ces jeunes sont conscients de la crise que vit leur pays et cherchent des solutions pour améliorer leurs conditions de vie

La pièce « le cœur choisit le Liban » (Collège Notre Dame du Balamand) traite le problème de l’émigration massive des jeunes libanais. Pour Les personnages exilés dans plusieurs pays étrangers, le Liban reste toujours gravé dans leurs mémoires et leurs cœurs. Ils expriment leur attachement à la patrie par le biais de la chanson, de la musique ou par l’écriture. Un message très fort se dégage des multiples tableaux de cette pièce : malgré les circonstances contraignantes qui forcent les libanais à quitter le pays, il demeure la boussole qui les oriente. Les témoignages de cette nouvelle génération, pleine d’énergie, nous donnent l’espoir que le Liban dépassera ses crises et sera sauvé.

La représentation théâtrale : Félicitations aux élèves qui ont réalisé la mise en scène des pièces et aux enseignants qui ont supervisé leur travail. Nous sommes ravis de découvrir de jeunes metteurs en scène et des acteurs en herbe!

Les éléments de la mise en scène sont bien choisis et certains sont subtilement élaborés (illustrations, poster …). Dans les trois spectacles virtuels, le décor est réel et les acteurs évoluent dans des espaces scéniques qui relèvent du milieu quotidien (intérieur -maison, chambres de jeunes, cour de l’école, jardin, paysages naturels, ville, etc… .Les accessoires, nombreux dans les trois pièces, sont également sélectionnés avec soin. Nous notons, par exemple, que les drapeaux vus dans chaque scène de la pièce « le cœur choisit le Liban » nous transportent dans les différents pays où vivent des libanais. L’intégration des images et illustrations comme arrière-plans (différentes villes libanaises, ville de Paris, Beyrouth..) est très réussie et permet au spectateur de voyager virtuellement dans le temps et dans l’espace. Les vidéos sur les explosions de Beyrouth qu’on visionne au début du spectacle, dans « Beyrouth, théâtre d’un drame familial », nous font revivre la catastrophe et les émotions du moment.

L’environnement sonore est réalisé par les élèves avec beaucoup de virtuosité dans les trois pièces. Dans « La COVID-19 », le spectacle débute par une adaptation filmique de la chanson de Goldman « et demain ? » qui correspond bien au thème, et nous émeut par l’espoir qu’elle véhicule et la belle musique. Dans « Beyrouth, drame d’une catastrophe familiale », la chanson de la chanteuse libanaise Majida El-Roumi « Beyrouth, lève-toi d’en-dessous les décombres! » ouvre et clôture la pièce. Elle crie avec ferveur à la résurrection de Beyrouth. Dans « le cœur choisit le Liban », la musique et la chanson prédominent. C’est la chanson de la chanteuse libanaise Tania Kassis « Liban mon amour, Watani habibi » qui est interprétée à plusieurs reprises par les acteurs. La virtuosité des jeunes musiciens nous impressionne, et les voix angéliques des jeunes chanteuses nous envoûtent.

Le jeu de l’acteur : les acteurs jouent sur un plateau virtuel avec beaucoup d’énergie et de spontanéité. Par ailleurs, filmer leurs rôles individuellement dans des séquences séparées présente un défi supplémentaire pour eux. C’est avec un grand plaisir qu’on les voit évoluer devant nos yeux avec beaucoup d’aisance et de confiance. Les expressions de leurs visages, leurs gestuelles, leurs gestes comiques, leurs déplacements, leurs voix, leurs cris… tout cela confirme leur réussite « à jouer du théâtre en ligne » et révèle leur passion pour le théâtre.

Dans les spectacles, le rythme des échanges entre les acteurs est bien adapté à la situation jouée. Aux répliques s’ajoutent la voix du narrateur qui raconte des récits sur des évènements passés ou les actions des personnages. Dans « le cœur choisit le Liban », l’échange direct entre les acteurs a lieu seulement dans deux scènes (par WhatsApp). Cependant c’est le thème, fil conducteur de l’action, la musique et la chanson interprétés par les jeunes, qui assument la fonction du dialogue entre eux. Acteurs réels, la voyante, les musiciens et les chanteurs nous transportent dans un monde de rêve et d’espoir. Bravo à tous nos jeunes acteurs ! Vous nous avez touchés profondément!

Montage de la vidéo : Je félicite tous les élèves qui ont pris en charge le travail technique : montage, sons, illustrations, réalisation du montage à partir des séquences de jeu filmées par les différents acteurs. Bravo ! Vous avez très bien réussi votre tâche !

Ce concours de théâtre nous a permis de découvrir les talents cachés des jeunes acteurs, leur goût prononcé pour la musique, ainsi que leurs compétences sociales et civiques.

Je tiens à remercier les enseignants de français, de musique et de théâtre qui ont encadré les travaux. Mes remerciements vont également aux directeurs des établissements qui ont encouragé leurs élèves à participer à ce concours. Je voudrais remercier M. Adrien Payet pour sa présence parmi nous, et pour les formations sur le théâtre et l’enseignement à distance qu’il a animées pour les enseignants libanais.

Je termine par ces mots de L’auteur francophone Charif Majdalani : « Au Liban, L’optimisme est un devoir éthique. »

Le mot de la fin a été accordé à M. Adrien Payet qui a apprécié le travail à tous les niveaux et a exprimé son plaisir d’avoir découvert les talents extraordinaires des jeunes libanais qui vivent pourtant des moments très pénibles : « J’ai été très ému, vraiment une grande émotion de vous voir jouer, de voir ces talents extraordinaires participer, de voir cette envie que chacun avait très clairement de donner le maximum de soi ?

Vous avez été magnifiques. J’ai été vraiment touché, très ému […] pour moi c’est un cadeau merveilleux de voir tous ces résultats […] très souvent dans mes formations je dis aux enseignants de partir des apprenants de ce qu’ils aimant, de ce qu’ils savent faire, de les valoriser et vraiment vous avez complétement réussi.

On a vu chez chacun des talents très divers de conteur, de chanteur, de musicien, de jeu…vraiment extraordinaires. En fait le résultat est très beau. Ce que j’ai adoré c’est le fait que vous traitez des thèmes très difficiles de manière très personnelle. C’étaient vos pièces, on le sentait. J’ai trouvé qu’il s’agissait d’un hommage. Le mot clé dans toutes les pièces c’était l’hommage : hommage à l’amitié, à l’être ensemble, à l’identité culturelle, à la langue et à vos origines, hommage à la nation et à la ville de Beyrouth… ».

Quelques retours :

– « Nous avons eu le plaisir de découvrir de jeunes talents étonnants dans la réalisation des productions théâtrales. Un texte conforme à la technique de l’écriture dramatique : dialogues, monologues, didascalies…Les thèmes choisis se réfèrent au quotidien des jeunes Libanais : la pandémie de Covid 19 ayant entraîné la solitude qui, pour certains élèves, a rendu difficile la reprise des cours en présentiel ; l’émigration et la nostalgie du pays natal. Les conséquences dramatiques de l’explosion du part de Beyrouth pour certaines familles.

Nous avons aussi découvert des acteurs en herbe.

Mais, nous avons surtout décelé le plaisir éprouvé par les jeunes élèves à sortir de la routine pour créer une œuvre originale.

Tout cela grâce aux enseignantes et aux enseignants qui ont encadré ce travail pluridisciplinaire » (Mme Sophie Nicolaïdès-Salloum, Présidente de l’ALEF).

-« Présenter une pièce théâtrale en ligne était un grand défi pour moi. Mais avec des élèves passionnés, talentueux et persévérants, ce projet théâtral virtuel les a captivés surtout au moment où leur chagrin camouflé face aux conséquences de l’immigration s’est dévoilé. Chacun a déjà vécu un adieu pour, au moins, un membre de sa famille durant ces moments difficiles que nous traversons. C’est pourquoi, les élèves ont essayé de mettre en scène leur expérience vécue. Ils ont écrit et joué leur propre histoire.

A bien noter que les auteurs de la pièce sont Catherine Saleh – Marina Andraos – Hala Hajj Youssef – Tonia Joy Bou Chmouny et vue que la pièce avait besoin d’un peu d’assaisonnement, on a eu recours à nos talentueux élèves en musique : « Johnny Ghandour et Georges Sarkis » qui ont réussi avec les 2 chanteuses : « Mia belle Abdo et Marianne Yamine » à ajouter un air musical nostalgique incitant vraiment le cœur à choisir le Liban.

C’était un honneur de travailler avec ces élèves doués qui m’ont montré qu’on peut être créatif même en ligne. Merci chers élèves.

Enfin je tiens à remercier madame Nisrine Joukdar prof de français et la responsable linguistique du projet pour tous ses efforts. Je remercie également madame Odette Yanni pour ses conseils et son soutien moral. A ne pas oublier Mme Gina Razzouk responsable du langage musical et Mme Salam Dbeis responsable artistique.

Et pour finir Merci ALEF pour cette opportunité qui nous a donné la possibilité de se sentir productifs au sein des circonstances actuelles ». (Maya Nehme, Réalisateur de la pièce théâtrale virtuelle, « Le Cœur Choisit Le Liban » Collège Notre Dame Du Balamand).

-« Je viens par la présente, exprimer mes remerciements et ma gratitude à ALEF pour son implication totale dans les activités qui suscitent l’intérêt des jeunes Surtout en ces périodes de crises. Et à Monsieur Adrien Payet pour ses formations si riches et intéressantes.

Par ailleurs, toutes mes félicitations à Madame Maha Husseini pour son projet innovant à savoir : se produire sur scène virtuellement, idée prometteuse dans l’avenir.

C’est avec un grand plaisir que les élèves ont parlé de leur quotidien dans la réalisation de leur œuvre qui s’intitule La Covid -19 titre choisi pour parler des Répercussions de cette maladie surtout au niveau de l’enseignement.

Il s’agit de poser comme problématique, la question de la réadaptation à la rentrée prochaine tout en montrant les avantages et les inconvénients du présentiel: se retrouver avec ses amis/câlins chauds/ oreille attentive/ remèdes pour les chagrins….. Par contre : bousculades/ se plier à l’autorité professorale, respecter les horaires fixes… Et de l’enseignement à distance : les bienfaits du numérique ( images 3D…) Toutefois, montrer que l’écran produit des êtres asociaux : on est à côté des autres et non pas avec. Merci pour leurs efforts louables fournis dans la réalisation du projet, sachant que cette réalisation est leur propre travail. (Leila El Sayed Housein, EL-Massar International College).

-« L’activité de théâtre est une activité qui fait du bien aux apprenants. Elle permet, avec la participation de chacun, de parler, de se défouler et d’imaginer des solutions alternatives aux problèmes de ce monde. Mais cette année, l’activité est totalement différente : écrire et jouer une pièce de théâtre à distance est un défi pour les élèves et les enseignants. Parmi les difficultés rencontrées, je cite l’entraînement et le fait de filmer les séquences à distance surtout avec la grande faiblesse de connexion Internet au Liban. Après plusieurs essais, nous avons trouvé la meilleure façon qui est d’utiliser l’application « whatsapp » et d’adapter ces vidéos en faisant le montage. Cette pièce a pris plusieurs jours de travail dur.

Je tiens à remercier d’abord les membres de l’association ALEF d’avoir donné l’occasion à nos élèves de participer à ce concours intéressant. Je remercie du fond du cœur Mme Maha Husseini pour son aide et son support durant tous ces mois. De même, je remercie M. Payet pour la formation et pour sa présence actuelle. Enfin, il ne faut pas oublier de remercier nos élèves et surtout le talentueux Taher Chehaytli, réalisateur de vidéo, car sans eux nous ne pouvions pas atteindre notre but et réaliser cette tache extrêmement difficile ». (Diana Abdel Malek, Lycée Adonis).

-« Je remercie premièrement toute l’équipe de L’ALEF pour cette idée géniale de théâtre virtuel, une solution temporaire : Toutefois, si le théâtre en ligne permet de renouer avec leur passion, les élèves artistes doivent faire face à nombre de défis.

Cette année, les élèves ont expérimenté pour la première fois la rédaction d’une pièce théâtrale virtuelle. Pour ce faire, moi, étant une enseignante et coordinatrice ai choisi de laisser les jeunes s’exprimer sur des sujets significatifs pour eux. Tout d’abord, des réunions sur Zoom. Pour écrire cette pièce de théâtre, il a fallu sept étapes :

Choisir le thème et lancer l’idée générale et surtout originale

1- Déterminer les personnages

2- Déterminer les rôles des élèves dans le projet.

3- Faire choisir aux acteurs leurs personnages.

4- Diriger une tempête d’idées sans restrictions.

5- Composer le canevas.

6- Composer la narration.

Le choix du thème

Je voudrais surtout parler du choix de thème. Il a fallu pas mal de temps pour le choisir. Nous avons voulu que ça soit un sujet différent où on assiste à un retour de la réflexion sur la réalité, où on assouvit le souci du réel qui depuis toujours hante la grande famille (la patrie) et la petite famille. On a voulu sonner le réel de Beyrouth qui pleure. Nos élèves ont voulu être des Auteurs messagers qui permettent aux anonymes, aux vies minuscules, aux petites gens de s’installer sur le devant de la scène comme on reprendrait leurs droits.

En réalité, Il était un peu difficile de réunir les soucis de ces deux familles dans une pièce de théâtre mais finalement, je pense qu’on a pu faire face à tous ces défis.

L’écriture de la scène

Vu les conditions très difficiles, je leur ai proposé des activités d’écriture selon une fréquence variant d’une à deux fois par semaine. Ces tâches ont amené les élèves à rédiger de courts textes, des activités d’écriture mettant à profit le travail d’équipe.

J’étais fière et d’ailleurs je ne m’attendais pas à ce que les élèves eussent une belle plume. Je corrigeais à part le travail et puis durant les réunions sur Zoom, les textes étaient lus, commentés et corrigés puis je leur donnais des conseils d’écriture. Ce qui est étonnant, c’est que les élèves, jour après jour, présentaient un travail émouvant et même, si je peux le dire, ils sont devenus les meilleurs scripteurs. Et c’est grâce aux entretiens virtuels, qu’ils ont pu valoir la nécessité de la communication écrite et l’importance de la qualité de la langue. L’expérience du théâtre virtuel

Finalement, je voudrais parler de cette expérience, du théâtre virtuel. C’est une technologie qui nous a amenés des bénéfices importants autant pour les expériences d’art, de théâtre que pour l’apprentissage. Mais Pour l’avenir, nous avons besoin de beaucoup plus de recherches scientifiques afin de rendre efficace ce type d’enseignement pour le déployer en cas de besoin ». (Laurette Moukarzel, Coordinatrice de français Lycée Adonis).

La Secrétaire Générale de l’ALEF

Ilham Slim-Hoteit

Cérémonie de remise des prix du concours « Poésie en chanson»

Poésie en musique et en chanson
La remise des prix du concours « Poésie en chanson », événement accrédité par La Fédération Internationale des Professeurs de Français, FIPF et organisé par l’ALEF en partenariat avec et l’Institut Français du Liban, IFL, fut un vrai régal artistique : poésie, musique et chanson se sont associées pour nous transporter hors du temps dans un monde de rêve et de plaisir.
La cérémonie a eu lieu le 24 mai 2021 à 16 heures lors d’un webinaire sur Zoom.
Étaient présents : Madame Sylvie Lamy, Attachée de coopération à l’IFL, Mme la Présidente de l’ALEF, Sophie Nicolaïdès-Salloum, les membres du Bureau Central, Mesdames Ilham Slim-Hoteit, Maha El Housseini, Joséphine Akel, Faten Khaled Kobrosli, Hind Rif , Odette Yanni et les enseignantes qui avaient encadré les élèves dans les différents établissements Mesdames Stéphanie Accaoui, Nada Sleiman, Maya Nehme, Rébecca Sarkis, Nay Attieh, Leila el Sayed et tous les élèves qui ont participé à ce concours.
La séance a débuté par le discours d’accueil de la présidente, suivi de la projection des vidéos par M. Habib Zorkot et de l’entretien de Mme Ilham Slim-Hoteit avec les élèves qui ont exprimé leur enthousiasme, leur plaisir d’écrire et de se sentir déjà poètes, chanteurs et musiciens en herbe. Ils ont également exprimé leur amour et leur attachement à leur pays en crise. Leurs témoignages très spontanés et touchants nous ont redonné espoir : notre pays ne meurt pas, grâce à cette nouvelle génération pleine de confiance et prête à défier tous les obstacles.
Ensuite, Mme Joséphine Akl, l’initiatrice du concours a témoigné de cette expérience : « Félicitations à ceux qui ont participé à ce concours, qui ont fait un effort pour réaliser leur potentiel. Tous les élèves ont fait leur travail avec beaucoup de cœur. Il ne faut jamais se méfier des enfants qui sont plus intelligents que nous. Ils nous ont émerveillé par leurs imaginations, leurs expressions spontanées, leur élocution correcte et agréable ; ils nous ont permis de déguster le bonheur de leurs productions belles inattendues et extraordinaires, leur tâche individuelle et collective. C’était une expérience touchante et créative. L’interdisciplinarité est appliquée sans obligation ; professeurs de musique, de français, d’art (Montage – Réalisation – Mise en scène) ont collaboré ensemble. Pour cela, nous ne devons jamais oublier de remercier les professeurs encadreurs qui ont veillé avec attention sur les travaux des élèves ; de même, il faut lever le chapeau aux parents qui ont consacré une partie de leurs temps pour réussir les chansons répétées par leurs enfants. Chaleureux remerciements vont aux responsables des écoles qui ont permis aux élèves de participer. Enfin, malgré les problèmes qui nous entourent, nous avons vécu un moment exceptionnel, hors du temps ; je sentais que les cœurs battaient de joie et du goût de vivre. Comme la sélection était vraiment difficile pour le jury, notre devoir d’enseignants est d’encourager tous les participants à continuer à développer leurs talents.
A vous, chers élèves, le fait de participer à un concours suffit pour montrer une personnalité courageuse et pour explorer dans le fond de soi un talent endormi.
En un mot, tout le monde a gagné. Bravo ! »
Enfin, Madame Sophie Nicolaïdès–Salloum a proclamé les noms des gagnants:
Lauréats
1) Ahmad Hoteit: Collège protestant français. « Le lion et l’hyène »
Texte original et personnel. A la manière de La Fontaine qui se sert d’animaux pour instruire les hommes, le jeune poète se sert d’animaux pour dénoncer les abus de pouvoir.
2) Groupe de Notre Dame de Balamand: « L’événement qui a changé nos vies ». Un poignant témoignage des conséquences de l’explosion du port de Beyrouth et un chant d’espoir.
Paroles de Maria Khoury et Maria Itani
Musique de John Ghandour
Voix de Mariane Yammine
Encadrés par Mme Nay Attieh, professeur de français et Mme Gina Matta Rassouk, professeur de musique
3) Classe EB7 Sainte Anne Besançon: « Les deux oiseaux espions »
Un témoignage du confinement et chant entraînant d’une chorale.
Encadrés par Mme Rabecca Sarkis
4) Groupe du Lycée Al Masar: « Et demain ? » encadré par Mme Leila ELSayed
Une excellente adaptation filmique de la chanson de Goldman par Judy Chkaroun, Haïfa Zawawi, hassan jamal Ed Dine, fatima El Mawla.
5) Étudiants de l’Université Libanaise Section V « La peur ».
Composé par Zeinab Yassine et Mohamad Khaskieh. Le cheminement de la peur à la sérénité par l’amour.
Prix spécial
1) Groupe de Notre-Dame de Balamand: « Mon étoile ».
Paroles et voix de Maria Sarraf
Musique de Johnny Ghandour
Hommage émouvant à la mère.
Encadrés par Mme Nay Attieh, Professeur de français et Mme Gina Matta Rassouk, professeur de musique.
2) Groupe Notre-Dame de Balamand: « Le printemps »
Paroles de Joëlle Abboud , Dina et Mira Hanna
Voix de Dina et Mira Hanna
Musique de Georges Sarkis
Images joyeuses de la nature renaissante.
Encadrés par Mme Nay Attieh Professeur de français et Mme Gina Matta Rassouk, professeur de musique.
Quelques retours :
– « Au cours de la préparation à ce concours, j’ai eu l’agréable surprise de découvrir chez nos élèves un engouement pour la poésie que je ne soupçonnais pas, surtout chez cette nouvelle génération accusée d’être toujours plongée dans les smartphones, insensible aux arts et à la littérature. Le nombre d’élèves qui ont participé et les poèmes qui ont été rédigés, de par leur variété et l’intérêt de leur contenu, était inattendu. Et c’était vraiment dommage de ne pas pouvoir tous les présenter, faute de temps. Ce concours nous a permis donc de découvrir chez ces jeunes un potentiel encore dissimulé. Merci ALEF pour cette occasion offerte et pour cette belle expérience très édifiante » (Mme Nay Attié, Notre Dame de Balamand).
– « Ce projet « Poèmes en chanson », initié par madame Joséphine AKEL est originale car il nous appelle à aller au-delà des mots. Oui, de façon actionnelle et collaborative, il faut pouvoir lier la musicalité, les mots et les rythmes en pensant au savoir, au savoir-faire et au savoir être. La mise en musique des poèmes magnifie le poème, comme d’une lumière qui ferait irradier le bijou, donnant leur éclat à ses miroitements latents. Ce qui m’a touchée personnellement, c’est de voir combien les productions sont riches et novices. A différents âges et de manière très créative, les enfants se projettent pour nous chanter des poèmes à voix simple : Le printemps (couleurs et ses sons magiques), L’Etoile (réalité et rêves mettent en fusion l’étincelle de lumière accrochée au ciel et celle accrochée à la terre, mère qui rayonne par son amour et son affection.), Le lion et l’hyène, cette fable de Lafontaine dénonce l’injustice et l’inégalité, l’exploitation des hommes au pouvoir,…etc.
D’autres poèmes chantés à double voix comme dans Beyrouth, dévoilent d’autres techniques de l’audiovisuel de hautes performances : effets de musique, effets de voix, mixage de photos bien sélectionnées pour décrire l’explosion de Beyrouth, « je vois crier trop haut ma peine », « Liban reviendra c’est sûr, c’est vrai. ». Deux oiseaux espions, présente un chant choral des voix à plusieurs étages. A voir comment les interactions hétérogènes sont-elles structurées ? Comment sont-elles organisées sur le plan matériel ? Nous saisissons la valeur pédagogique de cette activité collective et complexe.
A un autre niveau universitaire, Le poème j’ai peur…, a été rédigé et corrigé lors d’un atelier d’écriture mais pour le transformer en chanson, les étudiants Zeinab et Mohamad de la première année en littérature se sont interrogés sur « le sonore et le visuel », « le mot dans la partition », « le processus musical et texte » avant de participer au concours. Au départ, ils m’ont présenté nombreuses idées avant de prendre la décision finalement de se servir du film la boxeuse amoureuse. Ils ont trouvé que ce film interprète les fortes émotions d’un combat d’amour :(avoir peur, oser, affronter, défendre, se défendre, dialoguer, comprendre le bonheur, vivre l’espoir, …) et ajoute un plus au poème au niveau de la transposition et la gestion. De la poésie à…. Le monde est ouvert à la créativité ! De la poésie à la chanson, le monde scintille de mille et une sensations. Ciel, terre, mots, musiques, voix, danse, spectacle…Tout est sens dans ce beau mouvement qui compose l’infini…. Je voudrais dire aujourd’hui, mille mercis à L’ALEF d’avoir ouvrir ses portes pour recueillir toutes ces belles surprises ! Grand merci à l’initiatrice de ce projet madame Joséphine AKEL. Bravo à tous les enseignants
qui ont su travailler en interdisciplinarité, en pluridisciplinarité et qui ont su mettre en brio les compétences sociales, linguistiques et numériques. Je vous félicite pour tous vos efforts. Vous avez su bien expliquer, écouter, accompagner, guider, pour motiver et mettre en valeur toutes les belles pulsions. Vous avez développé plusieurs compétences du socle commun les langages pour penser et communiquer, les méthodes et outils pour apprendre, la formation de la personne et du citoyen, les représentations du monde et l’activité humaine. Grand merci à vous les élèves artistes pour toutes vos idées géniales : « L’art véritable n’est pas seulement l’expression du sentiment mais aussi le résultat d’une vive intelligence »
Comme nous l’apprend André Maurois.
Docteur Sophie a parlé de belles révélations ! Oui, je confirme, il s’agit bien de révélations libératrices. Mille et un mercis à Docteur Ilham Hoteit et à monsieur Habib Zorkot pour tous leurs efforts déployés. Enseignants,
Parents et élèves, vous avez relevé le défi, pour notre plus grand plaisir. Œuvrons ensemble et avec passion pour le rayonnement de la langue française et pour un futur Liban toujours ensoleillé » (Dr Faten Kobrosli, ALEF, Université Libanaise).
– « Bravo à l’équipe de l’ALEF, ce concours a été un grand succès ! Félicitations ! à tous les élèves et étudiants qui nous ont émerveillés par leurs productions. Les mots, la musique étaient bien au rendez-vous ! Les vidéos présentées ont traité des thèmes variés ! La sensibilité des élèves est exprimée à merveille : nature, confinement, problèmes sociaux…nos élèves ont fait preuve de plusieurs compétences, écrire des poèmes, jouer de la musique, chanter, travailler en groupe et à distance. Ils ont montré beaucoup de créativité et de maitrise de compétences numériques dans la réalisation des vidéos. Le Liban renaitra, grâce à ces jeunes créateurs ! Merci à l’initiatrice du projet Mme Joséphine Akl, aux enseignantes et aux coordinatrices qui ont encadré les travaux et accompagné les élèves dans leurs excellents travaux. Enfin mes remerciements les plus vifs s’adressent aux deux comités de rédaction et d’organisation de tous les projets de l’ALEF (soldats inconnus) pour tous les efforts déployés au cours de cette année pour la réussite de tous les concours» (Mme Maha Husseiny).
Pr. Ilham Slim-Hoteit
SG de l’ALEF

Cérémonie de remise des prix du concours « Poèmes en herbe »

Poèmes en herbe
La cérémonie de remise des prix du concours « poèmes en herbe », organisé par l’Association Libanaise des Enseignants de Français « ALEF » en partenariat avec l’Institut Français du Liban « IFL » et la Fédération Internationale des Enseignants de Français « FIPF », a eu lieu le 20 mai 2021 à 16 H, 00 sur Zoom. Elle s’est déroulée, dans une belle ambiance festive animée par l’enthousiasme et l’amour de la poésie.
Etaient au rendez des mots, des sons et des couleurs d’un monde féerique Mesdames Nathalie Aoun, Coordinatrice de français au Paradis d’enfants, Mme Nancy Anaissy , coordinatrice au Collège Oriental de Zahlé, Mme Sophie Nicolaïdès-Salloum, la Présidente de l’ALEF, les membres du Bureau Central, Mesdames Maha Husseini, Ilham Slim-Hoteit, Joséphine Akl, Faten Khaled Kobrosli, Odette Yenni, Hend Rif, et M. Habib Zorkot . Enseignants, élèves, conseillers pédagogiques, responsables de l’éducation étaient également au rendez-vous. Après le discours d’accueil de la présidente de l’ALEF, Mme Sophie Nicolaïdès –Salloum, M. Habib Zorkot, le webmaster, a partagé son écran pour présenter les textes des participants : « Jennifer Boutros et Lourdes El-Asmar essaient de faire jaillir l’espoir malgré toute l’horreur qu’on voit actuellement. Poème illustré par Lara Maroun. Noel Aoude a recours à son droit de rêver afin de trouver la liberté et le bonheur. Eddy Mansour, aidé par le dessin de Tia-Maria Baz, essaie dans son poème « La cité des cultures » de faire revivre toute la grandeur de Beyrouth. Justin Makhlouf nous invite à surmonter toutes les difficultés de la vie et de croire à l’espoir. Son poème « Le Liban et l’espoir » est illustré par Pierre Abi Raad. Elie Joe Chaaya présente la douleur et les pertes causées par l’explosion de Beyrouth. Charbel Karam illustre la catastrophe.
Noel Aoude appelle à la résurrection du Liban. Son poème est illustré par Clara Lichaa, Nour Darwiche fait une prière à Dieu pour sauver le Liban. Le dessin de Toufic Zgheib accompagne son poème « Mon Liban abandonné ».« Mon pays » est un poème qui nous conduit de la montagne à Beyrouth puis à Baalbeck. Marcelino Akiki nous mène à un voyage embelli par le chant de la nature décoré par le dessin d’Elio Jreij. Georges Chaker lance un appel aux immigrés pour retrouver la terre natale. Son poème est illustré par Andréa Daou.
Charbel Bakhos nous met en garde contre les réseaux sociaux qui représentent le déversoir des « covidiots ».
Yara Daccache lance un appel afin de protéger la terre de l’affreux ennemi qu’est le coronavirus. Son poème est illustré par Shirly Lahoud.
Noel Aoude affronte le virus et lui lance un défi : On va gagner cette guerre grâce au vaccin. Serena Yammouni illustre le poème. Le thème de la mère-nature est ouvert avec Tia Hatem qui présente l’été comme la plus belle des saisons. Lara Maroun illustre ce poème. Zakhia Bassil parle des secrets de la nuit qui varient entre l’anxiété et le bonheur ; selon lui, seul le temps pourra les révéler. Yara Daccache illustre ce thème.Aya Nasr et Héléna Zaynati nous révèlent leur joie à l’arrivée du printemps. Christie Boulos Nakhoul illustre ce bonheur avec un dessin représentant l’amour. Judy Harb nous invite à bien réfléchir avant d’agir, à utiliser sa tête avant de passer à la fête, et ceci à travers sa fable « Maître chat et Madame souris ». Graciana El-Kreidy écrit et illustre son poème « Ô magnifique printemps » : un tableau de verdure et de joie de la nature. Maria Ajia trouve dans la nuit un temps pour penser et revivre des souvenirs passés. Son poème est illustré par Zakhia Bassil.Yara Daccache, Maria Batanian et Guitta Choucair, aidées par le dessin de Mathéos Barhouche, valorisent le noble thème de l’amitié éternelle. Bechara Madi exprime ses sentiments envers son vrai ami, et Joyce Bercachy montre la valeur de l’Union et de l’amitié ».
A suivi, l’entretien des élèves par Mme Ilham Slim-Hoteit : ce fut un réel plaisir d’entendre les réponses des élèves aux questions posées. Leur joie, leur émotion, leur sincérité et leur implication dans un projet qui leur tient à cœur, furent impressionnantes.
Mme Hend Rif , membre du bureau central de l’ALEF, initiatrice du concours a pris la parole : « Bonsoir à tous, je tiens avant tout à féliciter tous les élèves qui ont participé et Bravo pour leurs efforts, leurs belles poésies et leurs dessins si touchants. J’avais fait connaissance avec ALEF, il y a quelques années en travaillant la BD et j’en gardais un bon souvenir, puis l’année passée, on a participé au concours du conte, qui est mon genre favori, et qui a été un vrai plaisir. Et voilà que cette année grâce à Mme Ilham Slim-Hoteit, j’ai eu l’occasion de passer de l’autre côté en préparant à mon tour ce concours. Au fait j’avais entamé ce projet en tant que documentaliste avec mes élèves, mais à cause du confinement subit on a dû l’interrompre et voilà qu’aujourd’hui j’assiste à son achèvement par le travail touchant et magnifique de ces futurs poètes, venus d’autres établissements !!! Je voudrais aussi remercier Mme Faten Kobrossli qui, suite à sa formation, m’a donné le goût à la poésie et à mon tour j’ai encouragé mes jeunes à inventer leurs propres poèmes que je publierai dans notre Palmarès.
Grand merci, du fond du cœur, à Mme Sophie Salloum, Mme Ilham Hoteit et M. Zorkot. Ainsi que toutes les collègues et les participants pour cette nouvelle expérience qui m’a beaucoup apportée ».
Enfin le moment fort est arrivé, la Présidente de l’ALEF, Mme Sophie Nicolaidès-Salloum a proclamé les prix :
Collège oriental Zahlé :
Lauréats
Kaitlyn Abi Rached, John El Kalaany,Mike Tannouri,Rita Akiki,Sami Khazzaka
Prix spécial
Catherine Chaanine, Gaelle Boulos, Joud Samaan, Leia Younes, Héléna Melhem
Ecole Paradis d’Enfants
Lauréats
Charles Bakhos ,Edy Mansour,Maria Ajia +Zakhia Bassil, Noël Aoudé +Séréna Yammouni
Yara Daccache
Prix spécial
Graciana El Kreidy,Judy Harb,Justin Makhlouf + Pierre Abi Raad,Marcelino Akiki + Elio Jreij
Tia Maria Baz
Quelques retours :
– « Je tiens à remercier l’ALEF pour ce beau projet. C’était simple, intéressant et très touchant. Les élèves ont apprécié la liberté d’écrire sans contrainte. Pendant la réalisation de cette tâche, ils ont montré un enthousiasme sans pareil. Mais à travers leurs poèmes, nous avons senti des âmes tristes, voire traumatisées, et ce projet a été une sorte de thérapie. En lisant leurs écrits j’étais très émue. Et je suis sûre que délibérer n’a pas été une tâche facile pour vous. Enfin, je remercie les enseignantes qui les ont accompagnés et encouragés » (Mme Nathalie Aoun).
– « D’un concours à l’autre je me réjouis de découvrir les talents riches des
enfants du Liban. Bravo madame Hind Rif, votre proposition du concours « Poèmes en herbe » nous a fait découvrir aujourd’hui différents souffles poétiques desquels jaillissent un vaste monde mêlant réalité et rêveries, ombre et lumière, mots et sensations, couleurs et création du sens. La poésie est vivante par le dire, l’écrit, le lire et la transdisciplinarité.
Nous découvrons des poèmes lyriques qui chantent l’amour,la liberté, la fraternité et qui nous font penser à Pablo Neruda et Lamartine. D’autres poèmes plus engagés dénoncent l’injustice, les souffrances et le désespoir. Les poètes en herbe regardent le monde, inventent le monde et agissent sur le monde.
Je félicite les enseignants de français qui appliquent la pédagogie active. Entre la tâche individuelle créer le poème et l’illustrer par un dessin présenté par la même personne) et la tâche collective (poème inventé par une personne, interprété par une autre personne pour être illustré d’un dessin), les enseignants favorisent non seulement l’écriture et la lecture, mais aussi la lecture critique » (Dr. Faten Kobrosli).
– « Je remercie l’ALEF pour cette expérience à la fois émouvante et créative. Je félicite tous les étudiants pour leurs efforts et leurs œuvres exceptionnelles. J’ai admiré leur courage. Chacun d’eux a été libre de choisir le sujet de son poème et je suis ravie de retrouver leur âme d’artiste se révéler à travers ce concours. Toutes ces créations prouvent à quel point les arts sont indispensables à l’expression de soi. À mes yeux, tout le monde est vainqueur car tout ce travail a été fait avec le cœur. Merci infiniment pour cette belle opportunité ». (Mme Antonella Ghazara).
Ilham slim-Hoteit
La Secrétaire Générale de l’ALEF

cérémonie de remise des prix du concours « Écris et dramatise-moi une poésie »

La poésie au théâtre …
La cérémonie de remise des prix du concours « Écris et dramatise-moi une poésie » autour du thème de « la joie sur terre », organisé par l’Association Libanaise des Enseignants de Français « ALEF » en partenariat avec l’Institut Français du Liban « IFL » et la Fédération Internationale des Enseignants de Français « FIPF », a eu lieu le 9 avril 2021 à 16 H, 00 sur Zoom. Elle s’est déroulée, dans une belle ambiance festive animée par l’enthousiasme, l’amour de la poésie et le plaisir du théâtre.

Étaient présents M. David Boulay, Directeur du primaire au Collège Protestant Français, CPF, Mme Farah Nauf, responsable du primaire au collège Notre Dame de Balamand, Mme Sophie Nicolaïdès-Salloum, la présidente de l’ALEF, Mme Fatima Fneich, Coordinatrice de français à El Mayadeen College, les membres du Bureau Central, Mesdames Maha Husseini, Ilham Slim-Hoteit, Joséphine Akl, Faten Khaled Kobrosli, Hasna Bouharfouch, Odette Yenni et M. Habib Zorkot.

Enseignants, élèves, conseillers pédagogiques, responsables de l’éducation étaient également au rendez-vous.

Après le discours d’accueil de la présidente de l’ALEF, M. Habib Zorkot, le webmaster, a partagé son écran pour projeter les vidéos des participant.e.s selon un ordre croissant des années scolaires. Il a commencé par le préscolaire pour arriver à EB6, le concours étant dirigé aux élèves du cycle primaire dans les établissements publics et privés. A suivi, l’entretien des élèves par Mme Ilham Slim-Hoteit : ce fut un réel plaisir d’entendre les réponses des élèves aux questions posées. Leur joie, leur émotion, leur sincérité et leur implication dans un projet qui leur tient à cœur, furent impressionnantes.
Mme Odette Yenni, enseignante au Collège notre Dame de Balamand, membre du BC de l’ALF, initiatrice du concours, a témoigné de cette expérience. « A tous les établissements qui ont participé au concours, je dis ce que j’ai déjà publié dans un article sur le blog de notre Collège : « capbalamandekablog.com”: “ La vie ne semble jamais être à la façon que nous voulons. Les difficultés que nous traversons ne sont pas là pour nous détruire, mais pour nous aider à réaliser notre potentiel. ” Époustouflante est ma joie, alors, chers participants : de vous entendre annoncer la dissipation d’une grave pandémie et l’arrivée d’un doux printemps qui illumine nos journées. Epoustouflante est ma joie aussi :
– De me permettre de voir les couleurs,
– De déguster le bonheur que ressent chaque enfant dans les bras de sa mère, avec sa famille et ses amis,
– De me donner la liberté de conjuguer la joie avec vous,
– La danser, la chanter en Haïku,
– Et la lire dans les contes de fées.
Merci très chers participants. Vous m’avez comblé de joie et vous m’avez fait répandre de grosses larmes de joie. Notamment, derrière tout cela, Mme la présidente, il y a une association avec ses membres associés et élus qui méritent ma gratitude. Merci ALEF.
Je tiens à remercier cordialement Dr. Ilham pour son soutien et son moral invincible. Mes remerciements vont aussi à Dr. Faten kobrosli et M. Adrien Payet qui ont lustré ce concours avec leurs propositions poétiques et théâtrales virtuelles. Je remercie également, mes élèves et leurs parents qui ont voulu me consacrer une partie importante de leurs temps pour réussir les poésies et les dramatisations que je leur faisais répéter maintes fois. Je remercie de même, la responsable du cycle primaire, Mme Nauf, présente avec nous, pour son encouragement et sa confiance. Enfin tout le bon courage à mes deux collègues : Mme Nay Attieh et Mme Maya Nehmeh dans l’exécution des deux concours : « Poésie en chanson » et « Poèmes en herbe ».
La proclamation des prix par la Présidente Mme Sophie Nicolaïdes-Salloum fut le temps fort de cet évènement :
Les lauréats par ordre alphabétique des prénoms :
Angélina Haddad, Ecole El Safir.
Aya Hoteit, CM2 B, Collège Protestant Français, CPF.
Mayelle Fayad, Notre Dame de Balamand
Narjess Moussa, El Mayadeen college
Thérésa Dib,Saints Cœurs Bauchrieh.
Prix spécial du jury, par ordre alphabétique :
Abdallah Khamiss, El Mayadeen College
Hassan Jbeily, Ecole officielle de Rmayleh
Tia Khawam, Notre Dame de Balamand
Yacoub Andrwos, Notre Dame de Balamand
Hawraa Maatouk, Selena Badran, Issa Berro , groupe de PS3, El Mayadeen College.
La présidente a remercié les établissements, les enseignantes qui ont encadré les élèves :
Mesdames Sahar Hamzé, Collège Protestant Français CPF, Rita awad, Saints Cœurs-Bauchriéh, Odette Yenni, Collège Notre Dame de Balamand, Roua Nehmé, Reina Bitar, El Mayadeen College, Nadine Chabab-Haddad, Ecole Officielle de Rmayleh.
Quelques retours :
« Le concours était une réussite, Félicitations pour ce travail d’équipe »: Mme Sophie Nicolaïdès -Salloum
« Tous mes remerciements aux enseignants et aux responsables des écoles qui ont participé au concours de poésie. Bravo les élèves qui nous ont émerveillés avec leurs poèmes, leurs chansons, leur dance, et par le théâtre…. Mille Félicitations ! »: Mme Maha Husseini
« La belle énergie des enfants nous a émerveillés »: Dr. Faten Kobrosli
« Les enfants étaient magnifiques, j’étais très émue quand ils parlaient du cèdre emblème du Liban, leur beau pays qu’ils veulent protéger »: Professeure Nadjma Cherrad , Algérie
Prochains concours :
Le 20 mai 2021 : « Poèmes en herbe »
Le 24 mai : « Poésie en chanson »
le 29 mai « Jouons au théâtre »
La Secrétaire Générale de l’ALEF
Ilham Slim-Hoteit

Comment inverser ma classe en modalité hybride ?

Dans le cadre du cycle de formations, Organisées par l’Association Libanaise des Enseignants de Français, ALEF en partenariat avec l’Institut Français du Liban, IFL et la Fédération Internationale des Professeurs de Français, FIPF s’est déroulée le 2 avril 2021 de 16 à 18 heures, sur Zoom la formation :
« Comment inverser ma classe en modalité hybride ? », animée par Madame Cynthia EID, messieurs Marc Oddou et Philippe Liria (auteurs du livre « la Classe inversée ») et Mme Annick Hatterer (Clé international)
La classe inversée suscite un engouement avéré dans la sphère de l’éducation. Certains témoignages sont enthousiastes à la suite de l’expérimentation de cette approche mais d’autres sont plus méfiants. La problématique de la formation est de savoir comment la classe inversée se pratique en modalité hybride dans un cours de FLE et quelle est sa particularité. Quels en sont les avantages et les limites ? Elle vise à sensibiliser les enseignants à une approche pédagogique différente du cours magistral et de mettre en application les principes de la pédagogie active.
La séance a débuté par le discours d’accueil de la Présidente de l’ALEF, Mme Sophie Nicolaïdès –Salloum, suivi de l’intervention de Mme Cynthia Eid, Vice-Présidente de la Fédération internationale des professeurs de français (FIPF), Professeure-Chercheuse, Doyenne de l’École de formateurs, Directrice de la pédagogie et de l’Innovation Groupe IGS, Paris-Lyon et Toulouse, France. Mme Eid a présenté le plan de la formation « nous verrons ce qu’est la classe inversée pour les néophytes, nous analyserons les apports et valeurs ajoutées aux étudiant.e.s et enseignant.e.s et nous nous pencherons enfin sur son déroulement et ses limites d’un double point de vue étudiant.e et enseignant.e. » elle a ensuite donné une définition de la classe inversée « Ne se définit pas comme un modèle pédagogique normalisé et directement transférable mais comme un effort collectif attisé par les facilités qu’offre le numérique, pour reconsidérer globalement l’organisation de la séquence pédagogique ,en interrogeant la temporalité et la spécialité et mettre en place des conditions d’apprentissage plus stimulants pour les élèves, plus proches de leurs besoins et susceptibles de les conduire vers une plus grande d’autonomie dans leurs relations aux savoirs ».Ont suivi, dans une alternance très subtile avec avec Mme Cynthia Eid , les interventions de M. Marc Oddou et de M Philippe Liria .
Dans son intervention M. Marc Oddou, a montré que « Apprendre est toute une affaire : j’enseigne .Oui. mais comprennent –ils ? » et il a précisé la classe inversée n’est pas : des apprenant.e.s qui travaillent seul.e.s de façon non structurée et n’est pas remplacer l’enseignant.e par des capsules vidéos ».
Mme Cynthia Eid nous a fait découvrir les différents types de capsules, par des exercices adressés aux participants : capsule « découverte » déductive et capsule inductive mise « en bouche ». Ces capsules mènent à la construction des savoirs et la compréhension.
M. Philippe Liria a parlé « des classes inversées déconfinées, des outils des classes inversées, et nous a présenté un exemple de plan de pédagogie différenciée et de matrice de scénarisation didactique ». M. Liria a également présenté l’Université CLE de formation du 17 au 24 avril avec ses deux parcours au choix : l’évaluation et Francophonies et son offre d’abonnement de 6 mois à la revue Français dans le monde.
La présentation de Mme Annick Hatterer
sur « # la classe » fut très intéressante. Mme Hatterrer ainsi que tous les intervenants nous ont communiqué des liens très importants qui seront envoyés par courriel aux participants.
Mme Ilham Slim-Hoteit, Secrétaire Générale de l’ALEF a clôturé la formation en remerciant les intervenants pour leurs efforts et « les moments hors du temps » qu’ils nous ont fait vivre et dont on a énormément besoin au Liban. Elle a également remercié les participants, adhérents à l’ALEF enseignant.e.s et responsables de l’éducation de tous les cycles, universitaire, primaire et secondaire, dans les établissements publics et privés. Etaient présentes du Bureau Central de l’ALEF : Mesdames Sophie Nicolaïdès Salloum, la pŕésidente de l’ALEF, Ilham Slim-Hoteit, Maha Husseini, Joséphine AKEL, Randa Naboulsie, Ghiwa Ghanem, Faten Khaled Kobrosli, Lama Arnaout Tannir, Odette Yanni, Maha Sabra et M. Habib Zorkot.
Quelques retours
– « Je l’applique personnellement et surtout après avoir suivi avec Madame

Cynthia Eid-Fadel une formation autour du scenario pédagogique depuis une dizaine d’années… à travers cette stratégie l’enseignante pourra mieux travailler sur la pédagogie différenciée ce qui va améliorer le niveau des élèves ! …
– Cette approche est acteur de motivation et pont pour la co-construction des savoirs avec enthousiasme, elle permet exactement, de mieux répondre aux besoins de chaque apprenant » a dit Mme Paulette Ayoub.
Mme Maha Sabra « Le professeur universitaire pratique dans ce cas le coaching académique ».
Mme Ilham Slim-Hoteit: « J’ai toujours pratiqué, dans ma carrière universitaire, cette approche, bien sûr avant « le terme », depuis les années 1990 et avant l’instauration du système LMD en 2008 à l’Université Libanaise : ce système qui, à l’instar de la classe inversée, fait de l’étudiant un partenaire de l’opération de l’enseignement/apprentissage ».
En réponse à une participante, M. Philippe Liria a précisé « La classe inversée ne résout pas la question des apprenants qui ne font rien. Elle n’élimine pas le travail “hors-classe” mais suggère de faire des activités propres à l’espace-classe à les faire en asynchrone. Les capsules vidéos ne doivent pas être simplement des capsules. Elles doivent être accompagnées d’activités. Ces activités doivent être très simples. Et attention, il faut aussi instaurer le modèle petit à petit et qu’ils comprennent que le fait de faire ce travail en amont permettra de faire des choses plus motivantes en classe ».
D’autres retours rapides :
« Formation très riche et passionnante »
« formation dynamique et foisonnante »
« J’apprécie l’enthousiasme et l’engagement de Mme Cynthia Eid et des co-auteurs »,
« Mme Hatterer en présentant la méthode # Classe nous a fourni des liens très importants ».
La Secrétaire Générale de l’ALEF
Ilham Slim-Hoteit

Enseignement à distance et numérique : nouvelles stratégies pour réussir son enseignement hybride

Le 29 mars 2021 s’ est déroulée, sur Zoom, la formation » Enseignement à distance et numérique : nouvelles stratégies pour réussir son enseignement hybride » organisée par l’Association Libanaise des Enseignants de Français, ALEF en partenariat avec l’Institut Français du Liban (IFL) et la Fédération Internationale des Professeurs de Français, FIPF.
M. Adrien Payet , enseignant, comédien, metteur en scène, rédacteur de la revue « Le français dans le monde » et animateur de nombreuses formations sur les techniques d’enseignement à distance pour motiver et dynamiser les classes virtuelles, a animé cette formation.
Étaient présents Mme Sophie Nicolaïdès Salloum, Présidente de l’ALEF, les membres du Bureau Central Mmes Ilham Slim-hoteit, Maha Husseini, Lama Arnaout Tannir, Faten Khaled Kobrosli, Odette Yenni, Joséphine Akl et M. Habib Zorkot .
Un grand nombre d’enseignants et de spécialistes de l’éducation ont assisté également et ont participé avec beaucoup d’intérêt aux échanges.
Cette formation a bien répondu aux besoins de l’enseignement dans le contexte actuel de Covid-19 et du changement du mode d’enseignement vers la forme hybride. M. Payet a bien relevé un grand défi : comment l’enseignant peut-il garder sa motivation et celle des apprenants pour suivre leur apprentissage? Il a proposé aux enseignants plusieurs outils simples et gratuits pour évaluer les apprenants, travailler la production écrite, réaliser des projets et faciliter la pratique du français en dehors de la classe.
Les retours ont insisté sur l’importance et la richesse de cette formation:
 » c’est très riche et très important dans son aspect pratique »,
« C’était foisonnant et dynamique »,
« Comme d’habitude, M. Payet : c’était clair et fascinant ! »,
 » Merci à l’ALEF pour la bienveillance et l’excellente organisation ».
Prochaine formation: le 2 avril 2021 à 16 heures « Comment inverser ma classe en modalité hybride? » Animée par madame Cynthia Eid-Fadel, messieurs Marc Oddou et Philippe Liria (auteurs du livre « La classe inversée ») et madame Annick Hatterer ( Clé international).
La Secrétaire Générale de l’ALEF
Ilham Slim-Hoteit

Colloque international de l’Université Frères Mentouri Constantine 1: Pour une herméneutique de l’œuvre d’Alexandre Najjar

Pour une herméneutique de l’œuvre d’Alexandre Najjar: langue, littérature, art et dialogue interculturel

Colloque international 25 et 26 mai 2021

 Dans le cadre de ses activités scientifiques, le laboratoire Sciences du Langage Analyse du Discours et Didactique consacre ce colloque international à l’œuvre d’Alexandre Najjar. Invité d’honneur de cette manifestation scientifique, Alexandre Najjar inaugurera les travaux par une conférence qui témoignera aussi bien de sa pratique d’écriture, de toute la pensée humaniste de son œuvre ainsi que de ses rapports aux langues.

Romancier, essayiste, dramaturge et biographe Alexandre Najjar est une figure de proue de la culture au Liban. Avocat et écrivain francophone dont l’œuvre polymorphe, foisonnante, souvent militante, innovante presque toujours, est le reflet d’une intense activité intellectuelle exposant les grands débats qui agitent et traversent le siècle à travers une pensée ouverte à l’altérité, au dialogue interculturel et à l’universel.

« Comme la lecture, l’écriture est un voyage »1, elle est également un hymne à la paix et la fraternité, un acte de foi fervent dans les valeurs conjuguées de la liberté et le fondement d’une sagesse et un art de vivre collectif. C’est dans cette « poétique des valeurs » que semble s’inscrire toute l’œuvre d’Alexandre Najjar, une œuvre métaphorique des ambitions de son auteur, somme toute d’un humanisme « comme dernier rempart contre les pratiques inhumaines et les injustices qui défigurent l’histoire de l’humanité » tel que le conçoit Edouard Saïd.2

Alexandre Najjar nous conduit dans le Caucase de la seconde moitié du XIXème siècle, en Jordanie en quête de communautés oubliées, nous invite dans la Florence des Médicis pour nous raconter le récit d’une double rencontre entre Orient et Occident, nous emmène en Grèce pour narrer la Méditerranée, à Chicago et en Allemagne nazie pour un réquisitoire contre le racisme et le terrorisme intellectuel, en France pour un plaidoyer contre la censure… et au Liban pour raconter son « petit pays au grand destin ».

Protéiforme, son œuvre offre un large éventail de thématiques traitant, à l’instar d’une rhétorique accusatrice, de l’impérialisme, du colonialisme, de la dichotomie Orient/Occident, de la réalité des Levantins…méditant longuement sur la dictature et la justice, la mégalomanie et la modestie, la tolérance et la discrimination d’une Histoire mouvementée et d’un monde de plus en plus complexe à travers les portraits saisissants de saccageurs mais aussi des grands inspirateurs ayant défendu et illustré les courageuses vérités de l’esprit.

En considérant l’expression artistique comme une dimension constitutive de la mémoire et comme un moyen particulier d’appréhender le monde, le passé et le présent, cette journée d’étude réunira des contributions consacrées à la langue, à la littérature, à l’art et à la culture dans une conception herméneutique3 et une perspective transdisciplinaire.

L’intérêt de ce colloque international est de capter un corpus exemplaire d’une conception stable et durable dans l’expression artistique, d’exposer des problématiques fondamentales de l’existence et d’aborder la fonction esthétique du texte en prenant en compte le contexte historique et culturel. Ainsi formulé, cet argumentaire invite des chercheurs et des spécialistes à réfléchir sur le style qui s’impose comme un absolu, -la condition même de l’écriture. Ce sera là l’hypothèse avec, comme corollaire, une analyse du rapport à l’art, à l’écriture, au monde, à la formation de soi, à la culture et aux langues.

Cette rencontre scientifique invite les chercheurs à réfléchir et à débattre sur l’œuvre d’Alexandre Najjar en interrogeant sa pratique d’écriture, les thématiques qu’il aborde et sa pensée humaniste, ses rapports aux langues tant du point de vue de leurs pratiques que du point de vue de leur enseignement/apprentissage. Des témoignages sur l’auteur contribueront à enrichir les débats.

1 Alexandre Najjar, Kadicha (prologue). Paris : Plon, 2011.

2 « L’humanisme se nourrit de l’initiative individuelle et de l’intuition personnelle, et non d’idées reçues et de respect de l’autorité. Les textes doivent être lus comme des productions qui vivent dans l’histoire de manière concrète », Préface (2003) de L’Orientalisme. L’Orient crée par l’Occident. Paris : Seuil, Coll « La couleur des idées », 2006.

3 Dans son acception essentiellement moderne comme théorie des opérations de compréhension dans leur rapport avec l’interprétation des textes, selon la formule de Paul Ricœur dans La Métaphore vive. Paris : Seuil, 1975.

 

Comité Scientifique

Pr. Ahmed BOUALILI (Université Mouloud Mammeri, Tizi Ouzou)

Pre. Zeineb BEN GHEDAHEM (École Polytechnique de Tunis

Dr. Nabila BEDJAOUI (Université Mohamed Kheider. Biskra)

Pr. Samira BOUBAKOUR (Université Batna 2)

Dr. Meriem BOUGHACHICHE (Université Frères Mentouri. Constantine 1)

Pr. Nedjma CHERRAD (Université Frères Mentouri. Constantine 1)

Pr. Yasmina CHERRAD (Université Frères Mentouri. Constantine 1)

Pr. Yacine DERRADJI (Université Frères Mentouri.Constantine 1)

Pr. Laarem GUIDOUM (Université Frères Mentouri.Constantine 1)

Pr. Ilham HOTEIT, (Université Libanaise)

Pr. Fouad LAROUSSI (Université de Rouen Normandie).

Pr. Ali. KAZWINI-HOUSSEINI (Université Libanaise)

Pr. Sophie NICOLAIDES-SALLOUM, (Université Arabe de Beyrouth)

 

Comité d’organisation

Hanane AOUN, Meriem BOUGHACHICHE, Khaoula BENLAHLOUH, Mahdi BENDIAB, Antar BENSAKESLI, AISSANI Radouane, Lilia BOUMENDJEL, Cherifa CHENTLI, Nedjma CHERRAD, Imane CHOUAR, Cherif SOUTI, Louisa IKEN, Chafik ZAGHNOUF.

 

Les propositions de communication ou les témoignages envoyés ne doivent pas dépasser les 500 mots.

Les propositions de communication ou les témoignages doivent être envoyés à l’adresse mail suivante : colloque.alexandrenajjar2021@gmail.com

La date limite d’envoi est le 25 avril 2021

Les langues du colloque sont le français, l’arabe et l’anglais.

Les interventions et/ou les témoignages se feront en présentiel pour les participants des universités de Constantine et par webinaire pour les participants des universités extérieures.

Remise des prix du concours « De vive voix »: Francophonie et Bonheur

Francophonie et Bonheur…

Dans une ambiance festive où ont régné la joie et l’amour du français et des valeurs humaines véhiculées par cette belle langue, l ’Association Libanaise des Enseignants de Français « ALEF » a célébré hier Samedi 20 avril 2021 deux grands événements internationaux : la Journée Internationale de la Francophonie et la Journée Mondiale du Bonheur (UNESCO), par l’organisation de la cérémonie de remise des prix de son concours de « Vive voix ».

Ce concours initié par Mme Maha Sabra, membre du Bureau Central de l’ALEF, est organisé virtuellement sur Zoom, en partenariat avec l’Institut Français du Liban (IFL) et la Fédération Internationale des Professeurs de Français (FIPF).

Etaient présents la présidente de l’ALEF, les membres du Bureau Central de l’ALEF : Mesdames Ilham Slim-Hoteit, Maha Sabra, Lama Arnaout, Ghiwa Ghanem, Hasna Bouharfouche, Odette Yanni, Hend Rif et M. Habib Zorkot et un grand nombre d’enseignantes, de parents et de spécialistes de l’éducation.

Après le discours d’accueil de la Présidente Mme Sophie Nicolaïdès-Salloum et la diffusion des vidéos gagnantes par M. Habib Zorkot, les lauréats ont répondu aux questions posées par la Secrétaire Générale de l’ALEF, Mme Ilham Slim-Hoteit. Ils ont exprimé leur enthousiasme d’avoir participé à ce concours, encadrés par leurs enseignantes avec beaucoup d’amour et de dévouement.

L’évaluation du Jury a été communiquée par la Présidente de l’ALEF, dans un ordre arbitraire, comme suit :

1) Lycée du Martyr Mostafa Choumran :

Enseignante Mme Israa Attar. Coordinatrice Mme May Kenaan .

Une élève de EB7 Sara Mandalawi raconte une histoire « Le cadeau magique » aux élèves de la Petite Section 3, PS3 : Janine Nasrallah, Reina Assaf, Mohamad Dhayni, Nour Zahra Nasrallah.

La conteuse a une élocution agréable. Son récit seconde les images et les illustre par la voix.

 

2) Collège Sainte Anne de Besançon-Beyrouth :

Enseignante Mme Zeina Néhmé. Contact Mme Hend Rif.

La narratrice Michelle Féghali, EB7, raconte une histoire qu’elle a inventée « Madame Surprise », aux élèves du Cours Préparatoire CP, présentes au webinaire dont : Léa Baydoun, Elsa Berry et Noely Farès.

Le conte est personnel. La conteuse ménage des pauses, reprend le récit, maintient le suspense. Les petits sont attentifs, ils réagissent, impatients d’entendre la suite de l’histoire.

 

3) El Mayadine college:

Enseignante Mme Ramal, coordinatrice Mme Fatima Fneich.

Cinq conteurs de EB7 racontent une histoire : Oussama Hajj, Céline Khamis, Adam Chemayssani, Malika Jezzini, Zainab Néhmé.

C’est Original par la polyphonie, un récit à plusieurs voix. Passage discret d’un conteur à une actrice ou un acteur. Le conteur s’exprime avec aisance et sait attirer l’attention de son auditoire.

 

4) Lycée Mohamad Saad

 Enseignante Mme Nahed Kenaan, coordinatrice Mme May Kenaan

La conteuse Rowa Abdallah, EB7, s’adresse aux élèves de la petite section PS :

Dessin animé. L’héroïne est à la recherche du bonheur. Elocution correcte et agréable. La conteuse sait attirer l’attention de son auditoire.

 

Quelques retours de satisfaction :

« La veille de la fête des mères nous avons vécu des moments heureux en compagnie des enfants qui ont participé au concours « De vive voix ». Un beau cadeau offert à l’équipe de l’ALEF qui ne baisse pas les bras. Bonne fête des mères, ces héroïnes de l’ombre »

« Belle action, cette cérémonie de remise des prix : encore une fois, et malgré les moments si pénibles que nous vivons au Liban, nous avons la preuve que l’espoir peut renaître et peut faire des miracles. Soyons positifs »

« Une journée exceptionnelle, un moment hors du temps ! ».

SG de l’ALEF

Ilham Slim-Hoteit

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