Rencontre avec l’écrivain marocain francophone Abdellah Baïda

Rendez-vous avec la littérature
Le 26 mai 2023, s’est déroulée par webinaire la rencontre avec l’écrivain marocain francophone M. Abdellah Baïda en présence des élèves,
étudiants et enseignants.
Etaient présents M. Abdellah Baïda, Mme Stéphanie Risk , Attachée d’administration et de gestion à la Représentation de l’OIF pour le Moyen-Orient, Mme Sophie Nicolaïdès Salloum, Présidente de l’ALEF, les membres du Bureau Central ,Mme Ilham Slim-hoteit,Maha Husseini, Joséphine Akl, Faten Khaled Kobrosli, Nada Sleiman- Mahdi, Ghiwa Ghanem, Mme Leila Sayed,Mme Carole Khanso el Ghouri, M.Habib Zorkot, les professeurs qui ont encadré les travaux des élèves et des étudiants et Pre.Badia Mazboudi .
Tout d’abord, Mme Sophie Nicolaidès-Salloum a prononcé un discours de bienvenue :
« Cette rencontre littéraire clôt une année riche en activités culturelles pluridisciplinaires : lecture, écriture poétique, musique, nous ont permis d’échapper pour un temps aux soucis qui nous accablent. Grâce à vous, chers participants, nous avons vécu des moments hors du temps, voyagé hors du monde, entendu vos souhaits, votre amour pour votre pays, votre espoir dans un avenir meilleur.
Tout ceci a été possible sous la direction bienveillante de vos professeurs que je remercie d’avoir encadré vos travaux.
Au cours de cette rencontre littéraire, nous découvrirons, encore une fois, plusieurs talents : la traduction, le dessin, l’écriture poétique et romanesque.
Au nom de l’ALEF, je félicite mes collègues qui, intéressés par l’œuvre de M. Baïda, ont dirigé les productions de leurs apprenants : d’abord, les membres du Bureau central de l’ALEF : Mesdames Carole Ghoury professeur au Greenfield College, Leyla Sayed professeur à Al Massar international College, Faten Kobrosly, professeur à l’Université libanaise Section V, ; ensuite, Mme Hanane Abounasserdine, professeur à l’Université libanaise Section I, membre de l’ALEF, Mme Lama Farhat, professeur à l’Université islamique, Mme Noha Nemr, Professeur à l’UL section I, enfin, Mme Roula Zoubien, chef du département de Langue et littérature française à l’Université Libanaise – section I
J’adresse aussi mes remerciements à M. Habib Zorkot, notre webmestre chargé du numérique et Mme Ilham Slim-Hoteit, notre Secrétaire générale qui a suivi de près la réalisation de cette rencontre littéraire.
Notre équipe dynamique et soudée, œuvre sans relâche à la promotion du français et de la francophonie, preuve en est la présence de M. Baïda, écrivain marocain francophone que je remercie d’avoir accepté notre invitation.
Enfin, j’adresse ma reconnaissance à l’Ambassade de France pour le soutien moral et financier qui a contribué à la réalisation de ce projet».
Mme Ilham Slim-Hoteit a pris ensuite la parole :
« Nous avons l’honneur et le plaisir d’accueillir aujourd’hui l’écrivain marocain francophone notre ami de longue date M. Abdellah Baïda
Monsieur Adellah Baida vous êtes écrivain, critique littéraire, essayiste, et nouvelliste. Vous êtes agrégé de lettres et titulaire d’un doctorat en littérature et culture maghrébines, francophones et comparées. Vous êtes enseignant-chercheur à l’Université Mohamad V de Rabbat. Vous avez publié divers travaux portant sur plusieurs aspects des littératures de langue française notamment vous avez publié « Les Voix de Khaïr-Eddine » (éd. Bouregreg, 2007), comme vous avez dirigé l’ouvrage « Mohamed Leftah ou le bonheur des mots » (éd. Tarik, 2009). En 2011, vous avez publié « Au Fil des livres, chroniques de littérature marocaine de langue française ».
Parmi vos romans: Le Dernier salto (2014) a été nominé au prestigieux « Prix Grand Atlas 2014 », Nom d’un chien (2016) et Testament d’un livre (2018). Les djellabas vertes se suicident (2020) et L’irrésistible appel de Mozart (2022).
Vous publiez régulièrement dans la presse des chroniques portant sur les nouveautés littéraires. Vous publiez régulièrement dans la presse des chroniques portant sur les nouveautés littéraires.
J’aime préciser que pour cette rencontre l’ALEF a choisi deux ouvrages de M. Abdellah Baïda Testament d’un livre et l’Irrésistible appel de Mozart qui ont fait l’objet des productions des étudiantes et élèves ».
Mme Ghiwa Ghanem , la maitresse de cérémonie , a ensuite donné la parole à M.Baïda.
Son intervention a pour titre « grandir par la lecture» :
« Le mot lecture lui-même est riche de sens et de vocations.
Le mot lecture désigne à la fois l’acte de lire, c’est aussi le fait de lire à haute voix et on dit également ma lecture du jour, c’est le livre que je suis en train de lire.
On peut dire également faire une lecture d’un texte c’est l’analyser : on a un mot polysémique très riche de sens. La lecture est un mot composé de sept lettres, est-ce un hasard ? Le chiffre sept est le chiffre sacré dans la plupart des religions, c’est un chiffre de bonne augure, c’est un signe de porte bonheur.
Considérons les sept lettres comme une page, nous allons les feuilleter et voir ce qu’il y a derrière : la première lettre « L » est déjà pleine de bonnes résonnances.
Pour cette lettre j’ai choisi le mot liberté :la lecture pour moi est le vaste champ de toutes les libertés. En lisant nous choisissons en toute liberté le livre à lire, la langue de la lecture, le volume du livre…c’est en étant libres que nous grandissons. c’ est en étant libres que nous avançons
La lettre E c’est « exploration » la deuxième lettre E est une voyelle emblème du féminin dans la langue française. Faire correspondre à cette lettre en rapport avec notre sujet le mot « exploration » car la lecture est une exploration des mondes les plus vastes aussi bien les lieux qui sont réels que ceux imaginaires. C’est à travers les livres que nous sommes invités dans les univers les plus intimes, les plus secrets parfois. La lecture explore et les paysages et les mentalités.
Cette exploration débouche sur un terme la culture. La culture nous fait découvrir la troisième lettre « C » la culture… »
Nous avons suivi avec beaucoup d’intérêt M. Abdellah Baïda dans son décodage, impressionnant et très profond du mot lecture (L : liberté, E : exploration, C: culture, T : transmission, U : Univers, R : rêve, E : écriture).
M. Habib Zorkot a exposé les productions des étudiants et élèves :
1. El Massar International College, sous la direction de Mme Leila El Sayed Hussein « Une première de couverture »
2. Greenfield College, sous la direction de Mme Carole Khanso El Ghouri
– Serena Alaeddine, « Interdisciplinarité : scriptural et pictural »
– Lana Shamas, « Traduction d’un texte du Testament d’un livre »
– Mélissa Safa, « Traduction d’un texte du Testament d’un livre »
– Mira Zaaiter, « Traduction d’un texte du Testament d’un livre »
3. Université Libanaise – Faculté des Lettres – Section I,
Sous la direction de Mme Noha Nemer
– Hala Anouti, Lyne Kazan, Ghina Abou Yehya, « Imaginer une autre fin à l’intrigue du Testament d’un livre d’Abdellah Baïda »
 Sous la direction de Mme Hanan Bou Nasser Eddine, deuxième année de licence
– Zeinab Rachid, « Recréation de soi »
– Mira Jabr, « Le violon enchanteur : Portrait poétique du musicien libanais Jihad Akl »
4. Université Islamique du Liban, Faculté des Lettres,
Sous la direction de Mme Lama Farhat
– Nour Kiwan, « Confession d’une alliance »
5. Université Libanaise, Faculté des Lettres – Section V,
Sous la direction de Mme Faten Kobrosli
– Zeina Arnaout, « Le livre d’Histoire fait son testament »
– Guina Breidi, « Beyrouth fait son testament »
– Soumaya Saad, « Le métier de droit fait son testament »
6. Université Libanaise, Faculté des Lettres – Section I
Sous la direction de Mme Roula Zoubiane
« Clés pour une lecture multidisciplinaire de L’irrésistible appel de Mozart d’Abdellah Baïda »
– Oumayma Malki – Master I – Recherche / Parcours littéraire, « Une lecture socio-psychologique de L’irrésistible appel de Mozart ».
– Rim Nasser – Master I – Recherche / Parcours littéraire, « Une lecture de l’imaginaire dans L’irrésistible appel de Mozart ».
– Reine Sabra – Master II – Recherche / Parcours littéraire, « Une lecture philosophique de L’irrésistible appel de Mozart ».
Le débat fut très intéressant : quelques questions /réponses
Mme Maha Husseini : La littérature maghrébine se caractérise jusqu’aujourd’hui par une dimension sociale, l’écrivain est souvent un porte -parole de la société. M. Baϊda, vous démarquez-vous délibérément de cette tendance ?
 » Eh oui, je ne suis porte – parole de personne, je suis à peine mon porte -parole ! Quand on analyse des textes, il faut parfois relier la littérature à son contexte. Dans le roman marocain des années 70 et 80, le pays venait de sortir de l’époque coloniale. Les écrivains voulaient réhabiliter la culture locale. Le fait que la majorité des citoyens étaient analphabètes, il y avait une élite d’écrivains qui se rassemblaient autour d’une mission, c’est de réhabiliter cette culture. Pour eux, c’e
st écrire au nom des autres, à la place des autres. Ainsi dans leurs œuvres, ils touchaient à tous les aspects de la société. Actuellement les choses ont changé. Je ne considère pas que l’écrivain doit être le porte- parole de la société…Chacun de mes romans cible un petit problème, une petite question et développe le récit autour de ce thème »..
Mme Maha Husseini : dans votre roman l’irrésistible appel de Mozart, vous écrivez sur la musique, vous racontez la musique qui est sujet de l’œuvre. Pourriez – vous nous esquisser ce dialogue entre l’écriture et l’art ainsi que la genèse romanesque de l’œuvre en termes de narration et de thématique ?
– « J’ai voulu faire entendre une certaine musicalité à travers la littérature. Dans L’irrésistible appel de Mozart, L’écriture se conjugue avec la musique, elle devient sujet du roman. Effectivement, il y a cette interprétation qui m’a toujours travaillé, faire dialoguer les différents arts (peinture, musique, cinéma …). Chacun a ses codes, chaque art présente des moyens permettant de développer des sentiments, des sensations, des idées… Dans l’irrésistible appel de Mozart, j’ai essayé d’écouter la musicalité des mots, pour que la musique des mots fasse écho et crée le rythme du récit. Chaque moyen artistique a sa spécificité. Un tableau est un peu l’équivalent d’un roman, mais on le reҫoit d’un seul coup. Le roman n’a pas cette force de réception globale. Il se construit petit à petit. Beaucoup d’écrivains regrettent que leurs romans ne puissent pas être perçus d’un seul coup ! « 
Mme Lama Farhat : Vous avez défini la lecture au début de cette rencontre à la lumière de plusieurs notions dont la liberté. Certes, la lecture est l’une des voies vers la liberté et la connaissance, et il est indubitable qu’elle stimule les processus cognitifs des individus. Mais elle est en même temps source d’informations et d’influences. Dans quelles mesures pensez-vous que l’écrivain peut, à travers ses propres idées ou idéaux, orienter la perception du lecteur et changer par la suite ses convictions et croyances ? Ne serait-ce, d’une manière ou d’une autre, une entrave à liberté de pensées et de positions ?
– » l’écrivain a certainement plein d’idées à transmettre, mais son rôle n’est pas de changer les perceptions, mais plutôt de les bouleverser et de créer par la suite une sorte de réflexion chez le lecteur qui le pousse à questionner les normes et la société, car, à vrai dire, rien n’est stable et tout doit être remis en cause ».
Ilham Slim-Hoteit
SG de l’ Alef Liban

JIPF2023

« Fières et fiers d’enseigner le français »
L’Association Libanaise des Enseignants de Français (ALEF) a célébré, dans une ambiance festive, le 23 novembre de 16,00 H à 18,00 H, la Journée Internationale des Professeurs de/en Français (JIPF) organisée en partenariat avec l’Ambassade de France, la Représentation de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), la Fédération Internationale des Professeurs de Français (FIPF) et le Ministère de l’Education et de l’Enseignement Supérieur (MEHE).
Cet événement institué en 2019, coordonné par la FIPF et soutenu par plusieurs instances francophones s’est vite imposé comme une tradition et un rendez-vous attendu par les professeurs de/en français partout dans le monde.
Pour sa 5ème édition la JIPF est parrainée, cette année, par M. Abdo Diouf, Secrétaire Général de la Francophonie.
L’ALEF a choisi d’honorer les enseignants de français du Liban, par une rencontre/témoignages en webinaire intitulé « Professeurs de français au Liban, fierté au cœur de l’enseignement »
Etaient présents : M. Imad EL Achkar, Directeur Général du Ministère de l’Education et de l’Enseignement Supérieur, Mme Sabine Sciortino, Conseillère de Coopération et d’Action Culturelle à l’Ambassade de France, M. Lévon Amirjanyan, Directeur de la Représentation de l’OIF, M. Jean-Noël Baléo, Directeur régional de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) au Moyen-Orient, M. Ludovic Zmtrowicz, Attaché de Coopération pour le français à l’Institut Français du Liban,(IFL) , Mme Stéphanie Risk, Attachée de gestion et de projets, à l’OIF, REPMOR), R.S Emmanuel El Hage, Doyenne de la Faculté de Pédagogie de l’Université de la Sainte Famille – Batroun, Mme Sanaa Hammoud (MEHE) , M. Eric Garnier (MEHE), Mme Sophie Nicolaïdès-Salloum, Présidente de l’ALEF, Mme Ilham Slim-Hoteit, Secrétaire Générale de l’ALEF, Mme Odette Yanni, Vice–Présidente, les membres du Bureau Central Mmes Maha Husseini, Joséphine AKl, Faten Kobrosli, Hasna Bouharfouche, Clara Lakis, Ghiwa Ghanem, Nada Sleiman, Leila El Sayed, Carole El Ghouri et M.  Habib Zorkot, et un grand nombre d’enseignants de français, directeurs et directrices d’établissements et responsables pédagogiques .
L’inauguration de la cérémonie a débuté par les hymnes nationaux libanais et français puis par une ouverture en musique (les élèves honorent leurs professeurs de français) :
« Enfants de tous pays » Chanson de Enrico Macias, interprétée par les élèves de 6ème, Collège Protestant Français, (CPF) sous la direction de Mme Rita Zoghbi avec la participation de la soliste Ninawa Kaedbey.
A suivi l’ouverture l’allocution de bienvenue de Mme Sophie Nicolaïdès-Salloum Présidente de l’ALEF :
« Cette année, le thème « Fières et fiers d’enseigner le français » ne fait pas appel à nos compétences, mais à nos sentiments. Il nous invite à exprimer avec des mots venus du cœur ce que représente pour nous l’exercice de ce métier.
Plus qu’une profession, enseigner le français est, à nos yeux, une mission, voire une vocation.
Je remercie chaleureusement le Ministère de l’Education et de l’Enseignement Supérieur, l’Ambassade de France, l’Agence Universitaire de la Francophonie pour leur soutien moral, l’Organisation Internationale de la Francophonie, et la Fédération Internationale des Professeurs de Français pour le soutien moral et financier.
Je remercie également mes collègues du Bureau central pour leur engagement et leur dévouement à notre association, en particulier M. Habib Zorkot pour la collecte des témoignages et la projection des vidéos et Mme Ilham Slim-Hoteit, notre Secrétaire Générale pour avoir investi de longs mois au suivi des préparatifs de cette journée très spéciale pour nous professeurs de français.
Enfin, un grand merci aux collègues qui ont témoigné de leur fierté d’enseigner le français et aux élèves du Collège Protestant Français pour les chansons françaises qui nous offrent quelques instants hors du temps ».
Mme Cynthia Eid-Fadel, Présidente de la FIPF, s’est exprimée dans une vidéo diffusée à cette occasion ; « Chaque jour aux quatre coins de la planète, nous pratiquons notre métier par passion de la pédagogie et par amour pour la belle langue qui nous unit toutes et tous.
Nous faisons découvrir à nos apprenantes et apprenants la richesse du français dans des francophonies plurielles, polymorphes et polyphoniques. Nous pouvons en être fiers.
La journée Internationale des Professeurs de Français dans sa cinquième édition résonne profondément en nous. Nous sommes fiers de faire découvrir de nouveaux horizons à nos étudiantes et étudiants, de les aider à se doter des outils de compréhension d’un monde complexe dans lequel le plurilinguisme et le pluriculturel sont des atouts indispensables. Nous sommes fiers d’être des médiatrices et des médiateurs linguistiques et culturels. Nous sommes fiers d’ouvrir à nos apprenantes et apprenants les portes de l’échange et du dialogue. Nous sommes fiers d’être les bâtisseuses et bâtisseurs de paix. Nous sommes fiers de construire un tremplin dans la réussite personnelle et professionnelle de nos étudiantes et étudiants […] nous sommes les gardiens d’une langue qui incarne l’Histoire, la culture et la diversité dans les francophonies ».
M. Jean-Noël Baléo, a affirmé « Aujourd’hui, la langue française, tout en conservant ses atouts spécifiques linguistiques et culturels, s’affirme comme une langue utilitaire, une langue de l’employabilité et de l’emploi, du numérique, des échanges économiques et de la mobilité internationale. Les jeunes de la région qui choisissent le français l’ont bien compris. Et c’est à vous, les profs, qu’il revient de relayer ce message de foi en l’avenir francophone, qui doit être tout sauf pessimiste et décliniste. Alors, oui, soyez fiers d’être profs de français. Un dernier remerciement aux profs de français, vous êtes le cœur du moteur francophone, et la Francophonie scientifique sait ce qu’elle vous doit ».
M. Lévon Amirjanyan, a pris la parole pour saluer les professeurs de français du monde entier et surtout du Liban qui œuvrent dans des circonstances très difficiles : « C’est avec un grand plaisir que je m’adresse à vous, au nom de l’Organisation Internationale de la Francophonie. Nous sommes réunis aujourd’hui pour célébrer la Journée Internationale des Professeurs de Français, un événement qui transcende les frontières et incarne l’essence de notre engagement envers la langue française et sa richesse culturelle. Je remercie l’Association Libanaise des Enseignants de Français pour l’organisation de ce webinaire. Le thème de cette année est inspirant « Fières et fiers d’enseigner le français » : vous avez de quoi être fiers chers enseignantes et enseignants. Les professeurs de français sont les gardiens de notre patrimoine linguistique et culturel. Ils sont les artisans qui transmettent non seulement une langue mais toute une vision du monde et des valeurs. Ils incarnent la francophonie au quotidien, ils insufflent aux apprenants l’amour de la langue française créant ainsi des ponts entre les cultures et renforçant les liens qui nous unissent tous, ayant le français en partage ». S’adressant aux professeurs du Liban « Nous connaissons les difficultés que vous rencontrez mais nous célébrons aussi votre résilience et votre détermination à surmonter les obstacles. Votre mission déjà noble prend une dimension héroïque dans ce contexte difficile ».
Mme Sabine Sciortino, a remercié l’ALEF pour son action en faveur de la francophonie : « Je remercie l’ALEF pour tout le travail fait tout au long de l’année en soutien à la francophonie, avec toutes ses nombreuses activités de formations et d’informations pédagogiques, soutenues d’ailleurs par l’Institut Français.
Moi, je trouve que la Journée Internationale des Professeurs de/en français est vraiment une initiative formidable pour rappeler tout simplement le rôle essentiel que chacun, chacune de vous, vous jouez pour faire rayonner la langue française. C’est un métier exigent. Il faut beaucoup de rigueur, de persévérance, tout ceci n’est pas facilité par le contexte que traverse le Liban, mais c’est un métier tellement valorisant que vous faites, un métier qui est fait de transmission, de partage.
J’admire votre engagement malgré les circonstances, pour chercher à innover dans les pratiques de l’enseignement toujours pour donner au français une place prépondérante dans l’éducation.et puis chacun, chacune, vous contribuez à former le citoyen, la citoyenne libanais, libanaise de demain. Je suis convaincue que ce qui fait la singularité du pays c’est vraiment son plurilinguisme, le fait que les langues ne sont pas concurrentes mais au contraire complémentaires et chaque langue supplémentaire qui est parlée contribue, participe à la construction de l’identité de chacun […] Alors Mme Slim-Hoteit, vous avez cité un événement que je trouve important et symbolique qui a eu lieu il y a quelques semaines qui a été l’inauguration de la Cité de la Langue Française à Villers-Cotterêt. Le Président de la république s’exprimait, il décrivait le français comme « une langue de liberté, d’universalisme, une langue vivier qui servira toujours de passeport, de ralliement à ceux qui se réclament d’une certaine communauté de valeurs et d’art de vivre ».
Elle a enfin confirmé l’appui du l’IFL de l’Ambassade à l’Education au Liban, par différents programmes mis en application.
Enfin, M. Imad El Achkar a été invité à prendre la parole : « Si le Liban est toujours le cœur de la francophonie au Moyen-Orient, c’est grâce à la formation académique, pédagogique et linguistique, aux compétences professionnelles et à l’investissement personnel quotidien et historique de plusieurs générations qu’il le doit. La présence de la francophonie repose majoritairement sur le système éducatif. Le français n’est pas une langue étrangère comme les autres langues. C’est une langue libanaise, initialement diffusée grâce aux missionnaires chrétiens du Levant même si elle n’est plus l’apanage d’une seule communauté : 60% des élèves libanais suivent des cours dans des écoles bilingues arabe/français et la France demeure la première destination des étudiants libanais qui veulent s’expatrier. » M. El Achkar a souligné également l’attractivité des étudiants libanais pour les employeurs du monde entier et c’est grâce à leur plurilinguisme et à leur bonne connaissance de la langue française.
Le podcast a permis aux enseignants qui ne pouvaient pas être connectés d’exprimer leur fierté d’enseigner la langue française. Ce sont Mmes Lima Reaidy, Diana Hammoud, Carole Bou Nader, Sabine Baradiyi et Liliane Zeayter.
A suivi l’intermède musical : « Une noix », chanson de Charles Trenet interprétée par les élèves de 5ème, Collège Protestant Français, CPF.
Les témoignages vivants, subtils, sincères, profonds et émouvants ont été suivis d’un débat dirigé par la modératrice Mme Hasna Bouharfouche.
Quelques extraits :
Mme Maha Huseini : « En tant que professeur de français, je suis animée par la passion de partager la richesse de la langue française et de contribuer à l’épanouissement linguistique ainsi que personnel, culturel, social et humain des jeunes apprenants. Enseigner le français, c’est amener mes étudiants à maîtriser cette langue pour avoir un accès plus sûr au monde francophone, et au monde du travail où le plurilinguisme est devenu un atout ».
Dr Faten Kobrosli : « Mon rôle fondamental visait à captiver l’attention des apprenants, à susciter leur intérêt en leur offrant des moments de magie et d’attente pour découvrir du nouveau, à les motiver et à les encourager pour ressentir ce plaisir d’apprendre, à participer activement à leur apprentissage en travaillant sur le comment apprendre à apprendre, et tout ceci exigeait la patience, l’altruisme, la rigueur et la tolérance. Ce métier de prof de français fait de tâtonnement, est complexe, exigeant mais aussi fascinant. Il demande des qualités relationnelles, mais aussi des émotions, des sciences, des méthodes et des stratégies efficaces, des pratiques variées, un état d’esprit flexible ».
Mme Ghiwa Ghanem : « Être enseignante de français, c’est bien plus qu’un simple métier. C’est une véritable vocation, une passion qui m’anime au quotidien. J’ai le privilège et la responsabilité de transmettre non seulement la langue, mais aussi la richesse de la culture francophone ».
L’une des choses les plus gratifiantes de cette profession est la possibilité de voir l’évolution de mes étudiants au fil du temps. En tant qu’enseignante de français, je suis témoin de leurs progrès, depuis leurs premiers pas hésitants dans la langue jusqu’à leur capacité à s’exprimer avec aisance et confiance ».
Mme Odette Yanni : « Ma fierté réside dans la richesse de la francophonie et la diversité qu’elle apporte. Enseigner le Français ne se limite pas à transmettre une langue, mais à ouvrir les portes d’un monde diversifié. La francophonie est donc un pont qui relie les gens du monde entier. C’est la possibilité de découvrir des accents, des traditions et des perspectives différentes, tout en partageant une langue commune. C’est une célébration de la diversité qui nous unit.
En tant qu’enseignante de français, j’ai le privilège de voir mes élèves grandir linguistiquement, mais aussi de les voir s’ouvrir à de nouvelles cultures, devenir des citoyens du monde ».
Mme Clara Lakis : « Comme Sartre dans L’Être et le Néant, je crois que l’enseignement de la langue française est une existence. Cette langue est un moyen pour les gens de s’exprimer, de se connecter les uns aux autres et de créer du sens.
Comme Hugo dans Les Misérables, je crois que la langue française peut débloquer le potentiel des gens. Elle peut leur donner les moyens de s’éduquer, de se développer et de réaliser leurs rêves.
Oui, je suis fière, tellement fière, parce que cette langue que j’enseigne m’a permis d’exceller dans tous les domaines. Grâce à cette langue et aux valeurs qu’elle véhicule, j’ai appris à communiquer et à argumenter, à convaincre et à persuader tous ceux qui m’entourent : mes élèves en classe et les professeurs que je forme. Grâce à cette langue, j’ai pu semer tous les savoirs en vue de bâtir un monde meilleur ».
Mme Leila El Sayed : « En tant qu’enseignante de français depuis des années, je suis animée par une grande fierté de mon métier. Cette journée a été l’occasion idéale pour se rencontrer, partager ses expériences et célébrer sa passion pour la langue française ».
Après, c’est la finale en musique : « Instit », chanson de Patrick Bruel, interprétée par un groupe d’élèves de 5ème, Collège Protestant Français, CPF .
Enfin, Mme Ilham Slim-Hoteit a clôturé la séance en affirmant : « Oui, je suis fière d’enseigner le français et de lui consacrer avec passion et dévouement toute une carrière. Enseigner le français c’est s’ouvrir au monde d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Enseigner le français, c’est créer des ponts entre les cultures, enseigner une langue de communication, une langue de l’employabilité, de transmission des savoirs et des arts, une langue véhicule de valeurs humanistes ».
Secrétaire Générale de l’ALEF
Ilham Slim-Hoteit

Annonce JIPF 2023

« Professeurs de français au Liban : fierté au cœur de l’enseignement »

Rencontre / témoignages

L’Association Libanaise des Enseignants de Français (ALEF)

En partenariat avec

le Ministère de l’Education et de l’Enseignement Supérieur

l’Ambassade de France

l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF)

l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF)

et la Fédération Internationale des Professeurs de Français (FIPF)

célèbre

La Journée Internationale des Professeurs de/en Français, (JIPF)

 

Date : le 23 novembre 2023 de 16 h à 18 h (Beyrouth)

Lien et coordonnées du webinaire :

https://us06web.zoom.us/j/88684358822?pwd=mObOg2jnRCVkfV0JbXMngz2W5rWuHS.1

Meeting ID: 886 8435 8822

Passcode: 446382

Programme

Inauguration

Ouverture en musique

Les élèves honorent leurs professeurs de français :

« Enfants de tous pays » Chanson de Enrico Macias, interprétée par les élèves de 6ème, Collège Protestant Français, CPF

Allocutions

  • Mme Sophie Nicolaïdès-Salloum, Présidente de l’ALEF
  • Jean-Noël Baléo, Directeur du Bureau de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) au Moyen-Orient
  • Levon Amirjanyan, Directeur de la Représentation de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) au Moyen-Orient
  • Mme Sabine Sciortino, Conseillère Culturelle de l’Ambassade de France au Liban
  • Imad El Achkar, Directeur Général du Ministère de l’Education et de l’Enseignement Supérieur

Podcast : des professeurs témoignent de leur fierté d’enseigner le français

Intermède musical : « Une noix », chanson de Charles Trenet interprétée par les élèves de 5ème, Collège Protestant Français, CPF

Témoignages vivants de professeurs de français :

  • Mme Maha Husseini, « Enseigner le français : passion, engagement, ouverture au monde »
  • Mme Odette Yanni, « La diversité et la richesse de la Francophonie »
  • Mme Faten Kobrosli « Enseigner le français au Liban, un métier de vocation »
  • Mme Ghiwa Ghanem« L’enseignement du français : une vocation gratifiante et enrichissante au fil des années »
  • Mme Clara Lakis, « Semer le savoir, enseigner le français »
  • Mme Leila EL Sayed« Fierté de s’investir à fond pour créer des savoirs »

Débat : Modératrice : Mme Hasna Bouharfouch

Finale en musique : « Instit », chanson de Patrick Bruel, interprétée par un groupe d’élèves de 5ème, Collège Protestant Français, CPF

Clôture : Mme Ilham Slim-Hoteit, Secrétaire Générale de l’ALEF

Maîtresse de cérémonie : Mme Nada Sleiman-Mehdi, membre du Bureau Central de l’ALEF

Projection des vidéos : M. Habib Zorkot, membre du Bureau Central de l’ALEF

Slam-Rap: La poésie et la musique à l’honneur

Rencontre Slam-Rap

 La poésie et la musique étaient à l’honneur

 Le jeudi 11 mai 2023 s’est déroulée à l’École Amlieh la Rencontre Slam-Rap organisée par l’ALEF en partenariat avec l’Institut Français du Liban sur le thème « La quête du bonheur », activité culturelle francophone unique au Liban jusqu’à ce jour.

Étaient présents M. Youssef Beydoun, Président de l’Association Philanthropique Islamique Amlieh, Mme Sylvie Lamy, Attachée de Coopération pour le Français à l’Ambassade de France, Mme Sara Chalabi, Directrice de l’École Amlieh, Mmes Sophie Nicolaïdès-Salloum, Présidente de l’ALEF, Joséphine Akl, Lama Arnaout-Tannir, Ghiwa Ghanem, Carole El Ghoury, Faten Kobrosly, Hasna Bou Harfoush, Leila Sayed Hussein, Nada Sleiman-Mehdi et M. Habib Zorkot, membres du Bureau central de l’ALEF. Présentement à l’étranger, Mme Ilham Slim-Hoteit, Secrétaire Générale de l’ALEF n’a pu participer à cet événement et nous le regrettons. Nous regrettons également l’absence de Mme Maha Husseini, membre du Bureau central, qui n’a pu nous rejoindre pour des raisons de santé.

Les participants, élèves et étudiantes, accompagnés de leurs professeurs, étaient présents en très grand nombre. Ont participé à cet événement les établissements : École Saint-Pierre Baskinta, Saints-Cœurs Ain Ebel, Al Massar International College, Collège Mesrobian des Arméniens Catholiques, École secondaire des Filles de la Charité Achrafieh, École officielle Rmayleh, Greenfield College, Lycée officiel Dr Amane Kabarra de Jeunes Filles, Rawdat Al Fayhaa, Lycée officiel Nazih el Bizri, Département d’orthophonie de l’Université Libanaise, Section V, Faculté des Lettres de l’Université Libanaise, Section V. L’École pilote de Kairouan (Tunisie) a envoyé un vidéoclip, mais les élèves et leur professeur ne pouvaient participer en présentiel.

 

Youssef Beydoun a accueilli l’assistance dans une allocution qui a mis l’accent sur l’importance de la culture nécessaire à la formation de tout individu.

Mme Sophie Nicolaïdès-Salloum a repris les étapes de la réalisation du projet : « Cette activité a été précédée, sur la suggestion de Mme Sylvie Lamy, Attachée de Coopération pour le Français à l’Ambassade de France, par une formation par webinaire, composée de trois ateliers animés par des membres du Groupement Payet Formation. Ont suivi cette formation plusieurs enseignantes dont une collègue de Tunisie. À leur tour, elles ont encadré les travaux de leurs apprenants, qui consistaient en un texte poétique et un vidéoclip. Quelque temps plus tard, une restitution de cette formation par Mesdames Ghiwa Ghanem, Maha Husseini, membres du bureau central de l’ALEF et Faustine Blanco-Poisson de l’Institut Français, a consolidé les connaissances acquises.

La réalisation de cette rencontre a demandé beaucoup de temps, mais elle a aussi procuré aux professeurs et aux apprenants un grand plaisir. »

Elle a ensuite mis en relief la qualité des productions des élèves et des étudiantes : « Au cours du visionnage des vidéos, vous découvrirez de nombreux talents, des poètes en herbe, des musiciennes, des musiciens, des chanteuses et des chanteurs compositeurs, des réalisatrices, des réalisateurs, toutes et tous passionnés par le verbe poétique et la musique.

Vous découvrirez surtout l’amour de la jeunesse pour le Liban et l’espoir dans un avenir meilleur qui vivent toujours dans leur cœur. »

Elle a enfin remercié les personnes qui ont contribué à la réalisation de cette activité : « Au nom de l’ALEF, je remercie les établissements qui ont encouragé les apprenants à participer à cette rencontre et les professeurs qui les ont encadrés.

Je remercie également l’école Amlieh en la personne de M. Youssef Beydoun et de Mme Sara Chalabi de nous accueillir dans ses murs.

Mes remerciements s’adressent aux membres du comité de réalisation qui n’ont pas ménagé leurs efforts : Mme Sylvie Lamy et Mme Faustine Blanco-Poisson de l’Institut Français, notre partenaire, qui ont suivi toutes les étapes du projet, mes collègues du Bureau central : Mme Lama Arnaout-Tannir, initiatrice du projet chanson-rap que nous organisons depuis trois ans, Mme Nada Sleiman qui a accepté, à la dernière minute, le rôle de la maîtresse de cérémonie,  M. Habib Zorkot, notre webmestre qui a consacré beaucoup de son temps à la réception et au montage des vidéoclips et qui a accompli un travail de professionnel, Mme Ilham Slim-Hoteit, notre Secrétaire Générale, qui s’est chargée du suivi, lourde tâche qui lui a demandé une grande partie de son temps. Mme Slim-Hoteit et M. Zorkot ont également assuré la conception et la réalisation de l’invitation et des attestations. En somme, une équipe soudée et très active a largement contribué au succès de cet événement.

Leur dévouement à l’ALEF, leur engagement en faveur du français et de la Francophonie révèlent leur amour pour cette langue, véhicule de valeurs humanistes, qui nous habite et que nous habitons.

Enfin, j’adresse ma reconnaissance à l’Ambassade de France pour le soutien moral et financier qui a contribué à la réalisation de cette Rencontre Slam-Rap. » »

Mme Sylvie Lamy a félicité les participants pour leurs prestations de grande qualité.

« Chers élèves, chers professeurs, chers parents,

Chers tous,

Nous sommes aujourd’hui réunis pour participer à la première rencontre Slam et Rap francophone du Liban.

Au départ, il y a un projet innovant, qui sort de l’ordinaire : la réalisation de clips vidéo par des élèves, comme de vrais professionnels, qui slament ou rappent en français et partagent leurs productions en ligne, lors d’un échange organisé par l’Association Libanaise des Enseignants de Français, l’ALEF. L’ALEF est notre partenaire « historique » et travaille avec passion pour promouvoir l’enseignement du français et la francophonie au Liban.

Cette année, nous avons souhaité, à l’Institut Français, nous associer à ce beau projet, en lui apportant la dimension qu’il mérite, en organisant en vrai une rencontre, ce qui est quand même plus festif que des échanges en ligne ! Et nous avons pu le faire grâce à la générosité de l’école Amlieh, qui nous accueille aujourd’hui pour ce bel événement.

Aujourd’hui, nous sommes donc réunis pour regarder ensemble les réalisations des élèves et étudiants qui ont travaillé avec passion et créativité sur la quête du bonheur : ils ont écrit puis interprété des slams et des morceaux de rap. Ils se sont filmés avec leurs propres moyens et ont réalisé des clips vidéo qui témoignent de leur talent et de leur imagination.

Ce travail était encadré et soutenu par leurs professeurs, dont la mission d’éducation est d’autant plus importante dans un contexte comme celui du Liban, où les défis sont nombreux et les enjeux multiples. Je tiens à les féliciter pour leur engagement et leur professionnalisme.

Quant à vous chers élèves, encore une fois bravo, vous êtes la raison d’être de cet événement. Votre enthousiasme, votre curiosité et votre créativité seront les moteurs de ce moment de partage.

Et pour finir, chers parents, il n’y a pas d’enfants heureux et épanouis sans l’éducation de la famille … Vous êtes donc tout-à-fait associés à la réussite de vos enfants !

Et maintenant, place au spectacle ! Nous allons découvrir leurs productions et je suis sûre que vous serez bluffés par leur sensibilité, leur énergie et leur originalité.

Merci encore à tous.

Durant la prise de parole ayant suivi la projection des vidéoclips, des élèves du complémentaire et du secondaire et des étudiantes ont remercié le comité de réalisation pour leur avoir offert l’opportunité de tenter cette expérience enrichissante ; ils ont exprimé, avec des mots venus du cœur, le plaisir éprouvé au cours de la réalisation de leurs travaux, malgré les difficultés rencontrées, la joie de la découverte de leurs talents, l’amour pour leur pays…

La remise des attestations s’est terminée par le témoignage touchant, le cri du cœur de Mme Faten Kobrosly, professeur à l’Université Libanaise, Section V (Saida).

« Bonsoir à tous,

Je ne sais quoi dire à la fin de toutes ces belles présentations venues de plusieurs établissements publics et privés du Liban… Merci notre chère présidente Dr Sophie Salloum de l’association ALEF, Grand merci Madame Sylvie Lamy pour votre soutien, grand merci à l’Ambassade de France qui croit toujours en nous et en toute la jeune génération libanaise, Merci Monsieur Youssef Beydoun de nous avoir accueillis tous pour dire oui aux jeunes, le théâtre vous appartient, Slamez… Rappez vos bonheurs et on vous écoute.

Chers enseignants, chers étudiants, je vous écoute dans le mouvement du corps et par cette lumière qui ressort de vos yeux, comme tout le monde dans la salle, j’écoute   vos mots agissants : bonheur, valeur, danseur, erreur, horreur, cris, crise, dépasser, survoler, mener, chercher, rechercher, trouver, tirer, jouer, balancer, voler, rêver… et je vois défiler devant moi des quêtes de bonheur qui se dessinent au rythme des âges et de beaux espoirs.

Je vous regarde tous et je vous dis que, pour vous, nous allons dépasser toutes les crises, nous allons tous rapper et bouger par nos cœurs et nos corps pour bâtir ensemble un nouveau Liban meilleur. Oui, notre Liban ne peut pas mourir… Vos mots nous troublent, vos mots dessinent le grand pouvoir du bonheur et de la vie, vos mots colorient les belles idées d’une thérapie du grand bonheur dans les souffles magiques du vent et le mouvement des ballons multicolores qui s’envolent au bonheur du ciel. Je vois en vous, les jeunes, le grand bonheur du soleil et du cèdre, le grand bonheur de la dignité des lettres, le grand bonheur de la dignité humaine. Le Liban de demain vous appartient, la reconstruction du bonheur vous appartient. Unissons nos mains ! Chantons fort le Liban ! Vive la langue française, vive le Liban, Vive la Francophonie de toute la terre. Unissons nos mains et chantons ensemble, Vive le Liban libre, ce berceau d’accueil pour le bonheur. »

Tout le monde s’est enfin retrouvé autour d’une collation offerte par l’Ambassade de France.

 

Sophie Nicolaïdès-Salloum

Présidente de l’ALEF

La Femme à l’honneur

La Femme à l’honneur !…
L’Association Libanaise des Enseignants de Français, ALEF a célébré le 8 mars la Journée Mondiale de la Femme, JMF dans une ambiance d’amour, de joie, d’enthousiasme et de haute considération pour la Femme. Etaient présents, les membres du Bureau Central de l’ALEF, Mmes Ilham Slim-Hoteit , Maha Husseini, Joséphine Akl, Ghiwa Ghanem, Lama Arnaout Tannir, Faten Khaled Kobrosli, Carole Kanso El Ghouri, Leila Sayed Hussein, Juliana Makhoul, M. Habib Zorkot , un grand nombre d’enseignants, de responsables pédagogiques et d’élèves et étudiant(e)s .
Ont défilé les figures féminines « qui ont marqué l’Histoire » Frida Kahlo, Laure Ghoraïeb , Simone de Beauvoir, Nadia Tuéni, Feyrouz, Edith Piaf, Coco Chanel , Marie Curie, Malala… Un choix impressionnant de femmes illustres.
La séance a débuté par l’allocution de bienvenue de Mme Sophie Nicolaïdès Salloum, Présidente de l’ALEF :
« Au nom de l’ALEF, je vous souhaite la bienvenue.
Aujourd’hui, nous célébrons la Journée Internationale de la femme en mettant à l’honneur les femmes qui ont marqué l’Histoire.
La lutte des femmes pour l’égalité des droits remonte au début du XXe siècle, bien que des mouvements dans ce but aient eu lieu plus tôt.
C’est en 1910 que Clara Zetkin, penseuse et femme politique allemande, lors d’une conférence des femmes actives à Copenhague propose de consacrer une date unique dans le monde à la cause des femmes.
En 1921, l’Union soviétique officialise cette journée. Il faut attendre 1977 pour que les Nations Unies proclament le 8 mars la Journée Internationale de la femme et on la célèbre depuis dans le monde entier.
Les jeunes libanaises et leurs camarades masculins ont manifesté un grand enthousiasme pour le concours organisé par l’ALEF et nous avons reçu un grand nombre de productions.
Nous avons été agréablement surpris par le choix des femmes qui ont marqué l’Histoire : la peinture avec Frida Kahlo et Laure Ghoraïeb ; les lettres avec Simone de Beauvoir et Nadia Tuéni ; la musique avec Feyrouz et Edith Piaf, la mode avec Coco Chanel ; les sciences avec Marie Curie et Rosalyn Franklin ; les droits humains avec Laure Moughaizel ; le droit à l’éducation des filles avec Malala ; la préservation de l’environnement avec Wangari Maathaï etc…
Comme c’est le cas pour tous nos concours, les participantes avec leurs camarades masculins ont fait preuve de créativité : l’écriture du texte, la maîtrise du numérique, le jeu des actrices, la mise en scène…
Bref, nous avons eu beaucoup de plaisir à visionner les vidéos.
Au nom de l’ALEF, je remercie les établissements qui ont incité les élèves à participer et les enseignantes qui les ont encadrés.
Je remercie également mes collègues du Bureau central pour leur engagement, en particulier, Mme Lama Arnaout-Tannir, initiatrice du projet, M. Habib Zorkot, notre webmestre pour la réception des productions et la projection des vidéos, tâche ardue et Mme Ilham Slim-Hoteit, notre Secrétaire générale pour le suivi auquel elle a consacré beaucoup de son temps.
Je remercie la Fédération internationale des Professeurs de Français(FIPF) d’avoir accrédité ce projet.
Ma reconnaissance s’adresse à l’Ambassade de France pour le soutien moral et financier qui a contribué à la réalisation de cette activité et à Mme Sylvie Lamy, Attachée de coopération pour le français, pour la large diffusion de l’appel à participation ».
A suivi la projection des vidéos par M. Habib Zorkot : ce fut un moment très agréable marqué par le savoir et savoir-faire des élèves et étudiant(e)s.
L’entretien avec les participants mené par Mme Ilham Slim-Hoteit, leur a permis de s’exprimer sur leur expérience, sur le choix de la femme digne de leur hommage, le tournage et le montage des vidéos clips, le déguisement et les illustrations.
Mme Lama Arnaout-Tannirt a pris ensuite la parole pour témoigner, au nom du Comité de Rédaction et d’Organisation. Elle a insisté sur la qualité d’un travail réalisé avec plaisir et amour.
Enfin, la proclamation des prix par la Présidente de l’ALEF.
Liste des lauréats
1. Zeinab Nassredine – Lycée Imam Sadr : Malala
2. Tala Yatim – Saint Georges Tebnine : Coco Chanel
3. Tala Mahmoud – Saint-Georges Tebnine : Simone de Beauvoir
4. Méléna Bardie et John Abourjeily – Notre Dame Furn Chabak :
Reine ElisabethII
5. Fatima Alaaedine, Bashar Zeineddine, Adam Zeineddine : Lycée officiel Tebnine: Malala
6. Yasmina Saleh, Eva Merhi, Lamis Kardouh – Institut de la Libération :
Marie Antoinette
7. Classe EB8 – Saint Vincent de Paul Clémenceau : Rosa Parks
8. Léa Kambriss – Collège du Sacré Cœur Gemmayzé : Hedy Lamar
9. Julia Assi – Lycée franco-libanais Habouch : Laure Ghoraîeb
10. Wendy Daher – Collège Sacré Cœur – Gemmayzé : Laure Moghaïzel
11. Geovanna Kahwagi, georgina Kahwagi, Nour El Mawla, Yara Zein – collège Saint-Elie Btina : Valentina Terechkova
12. Lara Diab – Lycée officiel Nazih El Bizri : Marie Curie
13. Mays Etry, Joelle Mallas – Collège National : Nadia Tuéni
14. Classe de seconde – Notre Dame des Anges Badaro : Rosalyn Franklin
15. Lana Chamas – Greenfield College : Anas Barakat Baz
16. Nihal Wazzi – Lycée officiel Amane Kabbara – Chaarani : Feyrouz
17. Hala Kraytem- Rawdat Al Fayhaa : Florence Nightingale
18. Sana Gharib – Lycée Mustapha Choumran : Malala
19. Karine Tiba, Mohamad Jaafar – Lycée Hanaway : Wangani Maathaï
20. Nour Haydar Ahmad – Lycée Officiel Amchit : Feyrouz
21. Perla Batech – Lycée Officiel Amchit : Zaha Hadid
22. Séréna El Hajj – Collège Sacré Cœur Gemmayzé : Marie Curie
23. Maroun Kassab, Malak Khalil – Saint Élie Darbessime : Zaha Hadid
24. Yara Antoine Khoury – Collège Sacré Cœur Gemmayzé : Frida Kalho
25. Khalil Najjar, Christina Alam – Besançon Baskinta : Coco Chanel
26. Ghina Al Braidy -Université Libanaise Saïda : Édith Piaf
27. Soumaya Saad – Université Libanaise Saïda : Gisèle Halimi
28. Léa Kteich, Léa Sabeh – Al Massar International College : Édith Piaf
29. Salwa Hachem – Sœurs des Saints Cœurs Ain Ebel : Simone de Beauvoir.
30. Nour El Masri – Lycée Al Imam Al Jawad: Kathrine Switzer
Clôture
Pour clôturer rappel des dates les plus importantes :
– 23 mars 2023 : Conférence de Mme Cynthia Eid-Fadel, Présidente de la FIPF
« La diversité culturelle, linguistique et de rythme d’apprentissage : un atout pour la classe de FLE »
– Le 11 mai 2023 : Rencontre Slam /Rap (en présentiel) « Slamez ou rappez …la quête du bonheur »
– Le 26 mai 2023, Rencontre littéraire avec l’écrivain M. Abdallah Baida
– Ier juin 2023 Concours du théâtre « Jouons au théâtre : représentations virtuelles ».
Témoignage :
« « On lui a demandé depuis toujours qui es-tu? Elle a répondu je suis la femme, la fée de lumière que Dieu a créée pour construire le monde et semer les grandes valeurs autour de moi. Personnellement, j’ai été très attirée par tous les travaux des élèves montés en groupe ou de façon individuelle. Ces travaux ont présenté des femmes célèbres du monde qui ont apporté un plus dans plusieurs domaines scientifiques, littéraires, artistiques, et surtout humains.
A écouter les élèves, j’ai pu moi-même découvrir les parcours exceptionnels de certaines femmes de valeur qui ont marqué l’Histoire, notre histoire de vie… Certains élèves ont dit, il fallait rentrer dans la peau, vivre le sentiment, pour cela j’ai choisi mon personnage femme X, d’autres ont dit, le parcours de cette femme dans le domaine de la science m’a permis de développer ma confiance en moi-même…. Félicitations pour toutes les recherches fines qui ont été faites pour faire réfléchir et cultiver la conscience les jeunes.
Des travaux de haute qualité où combats et débats de femmes ont été présentés dans des films, des interviews, des contes de fée, des simulations, des jeux de rôle, parfois mixage d’un tout. Quelle originalité! Nos jeunes élèves et étudiants universitaires ont su comment par leur art et leurs choix efficaces nous séduire et nous faire voyager bien loin… Les femmes avancent en brisant toutes les silences… Les femmes sèment leurs mots sur tous les maux pour faire évoluer les valeurs de paix sur toute la terre. Encore une fois BRAVO à toute l’équipe d’ALEF pour ce projet de 8 Mars bien constructif dans tous les sens » (Dr. Faten Kobrosly).
Ilham Slim-Hoteit
SG de l’ALEF

Première Rencontre Slam & Rap francophone au Liban

 

Slamez ou Rappez… la quête du bonheur

Ecrivez un SLAM ou un RAP, filmez-vous

et participez à la première Rencontre Slam & Rap francophone au Liban !

« Je me levais avec le soleil, et j’étais heureux ; je me promenais, et j’étais heureux ; je parcourais les bois, les coteaux, j’errais dans les vallons, je lisais, […] je travaillais au jardin, je cueillais les fruits, […] et le bonheur me suivait partout : il n’était dans aucune chose assignable, il était tout en moi-même, il ne pouvait me quitter un seul instant. » (J.J. Rousseau, Les Confessions, Livre VI)

 

Actuellement, le monde et spécialement le Liban sont perturbés par différentes crises, économiques, sanitaires, éducatives, professionnelles, la violation des droits de l’homme, toutes formes de violence.

Dans ce monde sombre, nous tentons de trouver une lueur d’espoir, une voie vers le bonheur.

 

Les voies vers le bonheur sont multiples. Elles dépendent de l’individu.

Pour certains, il est dans l’acquisition des biens matériels : luxe, richesses…

Pour d’autres, dans la création artistique : peinture, sculpture, musique…

Pour d’autres encore, ce sont les sentiments : l’amour, l’amitié, l’humanité…

Lorsque les relations familiales sont harmonieuses, la vie en famille peut procurer le bonheur.

Le bonheur existe aussi dans les gestes de la vie quotidienne.

On peut trouver le bonheur dans la nature : promenades, randonnées, spectacle des merveilles de la nature, jardinage…

Le bonheur peut être procuré par l’engagement pour une juste cause : lutte pour la liberté, actions humanitaires…

Le bonheur est donc subjectif et contagieux. Allons à la quête du bonheur !

 Vous êtes collégien, collégienne, lycéen, lycéenne, étudiant, étudiante, vous aimez slamer ou rapper ? Filmez-vous en train de slamer ou de rapper un texte de votre composition pour exprimer votre idée du bonheur.

 

Objectifs :

  • Développer les différents moyens pour éprouver le bonheur.
  • Exprimer une expérience personnelle de la quête du bonheur.
  • Écrire un texte de Slam ou de Rap.
  • Choisir la musique appropriée.
  • Travailler en groupe.
  • Réaliser un vidéo-clip.

 

Finalité :

L’ensemble des vidéo-clips seront présentés lors de la première Rencontre « Slam & Rap » francophone à Beyrouth, le jeudi 11 mai, organisé dans le grand amphithéâtre de l’école Amlieh.

Les élèves ayant réalisé un vidéo-clip ainsi que leurs professeurs ayant accompagné le projet seront invités à la Rencontre, afin d’assister à la projection de l’ensemble des vidéo-clips retenus et être interviewés. Une collation sera offerte à tous les participants.

Une participation aux frais de déplacement des participants résidant hors Beyrouth sera proposée par l’IFL (forfait).

 

Public visé

 Élèves du collège et du lycée

Étudiants universitaires

 

Règlement (critères de production) :

 La production (texte et vidéo-clip) est le fruit d’un travail individuel ou en groupe (3 élèves ou étudiants au maximum).

 Le texte créé par les élèves / étudiants ne peut s’appuyer sur un discours de haine ou porter atteinte à autrui, personne ou groupe politique, culturel ou religieux, ni à la réputation des établissements, en gardant à l’esprit que les vidéos produites bénéficieront d’une large visibilité.

Le texte devra être saisi sur ordinateur sur format Word.

La performance Slam ou Rap sera présentée sous forme de vidéo-clip.

Le vidéo-clip devra répondre aux critères techniques suivants :

 

  1. Format : MP4, AVI ou MOV
  2. Durée de la représentation : Une minute et demie à 2 min maximum.
  3. Orientation : de préférence paysage.
  4. Qualité du son : éviter les bruits de fond trop prononcés, privilégier un endroit calme.
  5. Qualité de l’image : idéalement filmer en résolution 1080p (1920×1080 pixels) ou 720p (1280×720 pixels) ou au minimum 480p (720×480 pixels). Sur certains mobiles ou tablettes, sur l’application photo ou caméra d’origine, on peut voir une option HD : l’activer. Utilisez de préférence une caméra HD plutôt qu’un portable.
  6. Qualité de l’éclairage : il faut éviter le contre-jour et veiller au meilleur éclairage à l’aide de la lumière naturelle ou, si besoin, d’un flash ou d’un projecteur.

Chaque établissement ne pourra envoyer qu’une seule production par cycle (une production pour le collège et /ou une production pour le lycée).

 

Modalités d’inscription et d’envoi des participations :

Pour vous inscrire à la Rencontre, veuillez remplir la fiche d’inscription sur le lien suivant : 

https://forms.gle/mRB4dtZwcgmivsHX9

 Envoi des participations :

  • Envoyez les textes à l’adresse de messagerie électronique de l’ALEF : liban.2020@gmail.com
  • Envoyez les vidéos à la même adresse en utilisant l’application Wetransfer ou, mieux, via Telegram au n° 00961 3 826948 (@habibzorkot)

 

Une formation pédagogique sera organisée pour les professeurs intéressés, afin de les aider à préparer leurs élèves à ce projet. Elle se tiendra en ligne le 1er mars de 16h à 18h 30.

Lien de connexion :

https://zoom.us/j/98145003059?pwd=cGxuUnYrTCtNWVZmTFUzOVh6d0R2QT09

ID de réunion : 981 4500 3059

Code secret : 266579

 

Dates importantes

  • Date limite pour les inscriptions: 16 mars 2023
  • Date limite pour l’envoi des productions : 16 avril 2023
  • Date du festival (en présentiel) : 11 mai 2023
  • Date de la sélection des productions (pas de classement mais une sélection des productions qui répondent bien aux critères énumérés ci-dessus et aux recommandations développées au cours de la formation) : 20 avril 2023.

Jury : IFL – ALEF – M.  Adrien Payet.

Comité d’organisation et de rédaction ALEF : Mmes Sophie Nicolaïdès-Salloum, Ilham Slim-Hoteit, Lama Arnaout-Tannir et M. Habib Zorkot, Mmes Sylvie Lamy, Imane Ettoubagi, Ana León et M. Adrien Payet.

Rencontre avec l’écrivain Abdellah Baïda

(Evénement accrédité par la FIPF)

Rencontre littéraire avec Abdellah Baïda.

 L’Association Libanaise des Enseignants de Français, ALEF

en partenariat avec l’Ambassade de France

et la Fédération Internationale des Professeurs de Français, FIPF

propose aux jeunes libanais, lycéens et étudiants universitaires, une rencontre littéraire avec l’écrivain marocain francophone Abdellah Baïda.

Abdellah Baïda est écrivain, critique littéraire et enseignant-chercheur à l’Université de Mohamad V de Rabat.

Parmi ses romans : Le dernier Salto 2014, Nom de chien 2016, Testament d’un livre 2018, Les djellabas vertes se suicident 2020 et L’irrésistible appel de Mozart 2022.

Le dernier Salto a été nominé au prestigieux Prix Grand Atlas, 2014 et Testament d’un livre a figuré parmi les six finalistes du Prix Orange du Livre en 2020.

 

 Les objectifs de cette rencontre

  • Inciter les apprenants à lire des œuvres de la littérature actuelle
  • Découvrir un auteur marocain francophone
  • Établir un dialogue entre l’écrivain et les jeunes Libanais
  • Discuter de l’absence de motivation de la jeunesse pour la lecture
  • Découvrir les techniques narratives utilisées par l’écrivain

Deux livres seront proposés : Testament d’un livre et L’Irrésistible appel de Mozart.

 

Propositions d’activités (laissées au choix du professeur) :

  • Atelier d’écriture : – écrire un ou plusieurs paragraphes « à la manière de Abdellah Baïda»
  • Imaginer une autre fin à l’intrigue d’un des deux livres au choix
  • Ecrire la quatrième de couverture d’un des deux livres au choix
  • Traduire un passage en arabe.
  • Illustrer le titre ou certains passages (dessin ou tableau de peinture)
  • Composer une chanson pour illustrer un livre ou un passage
  • Ecrire une adaptation théâtrale de certains passages au choix

 

MODALITÉS D’INSCRIPTION ET D’ENVOI DES PARTICIPATIONS

  • Pour vous inscrire à la rencontre littéraire, veuillez remplir la fiche d’inscription :

https://forms.gle/zKLi2V7AeacZtMCT7

 

DATES IMPORTANTES 

  • Date limite pour les inscriptions : 28 avril 2023
  • Date limite pour l’envoi des productions : 15 mai 2023
  • Date de la rencontre littéraire (en webinaire sur zoom) 26 mai 2023, de 16h à 18h (heure Beyrouth)
  • (Le lien et le code du webinaire vous seront communiqués le 25 mai 2023)

 

Comité de rédaction et d’organisation :

Sophie Nicolaïdès-Salloum, Ilham Slim-Hoteit, Habib Zorkot.

Ecrire un Slam ou un Rap – 1

Aujourd’hui 28 février 2023
Écrire un slam ou un rap
A débuté la formation qui précède le festival Slam /Rap co-organisé par l’Association Libanaise des Enseignants de Français ALEF et l’Institut Français du Liban, IFL.
ATELIER 1 Titre : Écrire un slam ou un rap
Formatrice : Imane Ettoubaji, Groupement Adrien Payet
Cette formation de 3 heures en ligne, destinée aux professeurs de français langue étrangère, a pour objectif de fournir les outils et les techniques pour enseigner l’écriture d’un slam et/ou d’un rap à leurs élèves. Au cours de cette formation, les participants apprendront les techniques pour écrire un slam ou un rap et encourager leurs élèves à s’exprimer librement et avec conviction.
Atelier instructif, riche , bien structuré et interactif.
ATELIER II Titre : Le jeu de l’acteur et la réalisation des clips.
Le 4 février 2023 animé par Ana Léon, Groupement A.  Payet

La lecture : « S’unir et lire pour mieux bâtir »

                                           Formation

 La lecture : « S’unir et lire pour mieux bâtir » (28 février 2023)

Conçue et animée par Pr. Dr Faten Kobrosly, membre du Bureau central de l’ALEF

 

Public : Enseignant(e)s du primaire (de la classe EB1 à la classe EB6)

 

Horaire : 2 heures de formation (17h – 19h)

 

Objectifs :

  • Développer le goût de lire et des habitudes durables de lecture chez les jeunes de 6 à 12 ans
  • Susciter des réflexions sur les pratiques de la pédagogie active d’après le CECRL
  • Elaborer quelques démarches des cercles de lecture
  • Montrer que lire est une invitation à produire des projets/élèves futurs citoyens

 

Contenu :

  • Initiation aux choix des œuvres de la littérature de jeunesse
  • Principales fonctions de la communauté éducative
  • Transformation du rôle de l’enseignant et des postures des lecteurs
  • Portée pédagogique de l’encadrement des jeunes lecteurs
  • Différentes modalités motivation pour soutenir l’acte de la lecture
  • Importance de l’évaluation constructive et son impact sur l’apprentissage

 

Modalité d’inscription :

Pour s’inscrire à la formation merci de remplir la fiche d’inscription à l’adresse

https://forms.gle/UgJcWbEV5KSQMg9s7

 

Dates importantes :

La formation sur Zoom : 28 février 2023

Fin des inscriptions : 25 février 2023

Remise des prix du concours da la bande dessinée 2023

Le neuvième art était à l’honneur…
Remise des prix du concours « Créer une bande dessinée en classe de français»
20 janvier 2023
L’Association Libanaise des Enseignants de Français, ALEF, a célébré, hier, la remise des prix du concours « Créer une bande dessinée en classe de français » sur Zoom, dans une ambiance festive marquée par la présence intensive des enseignantes et l’enthousiasme des élèves qui ont participé à cette activités.
Étaient présents la Présidente de l’ALEF, Mme Sophie Nicolaïdès- Salloum, les membres du Bureau Central de l’ALEF, Mmes Ilham Slim-Hoteit, Maha Husseini, Joséphine AKL, Ghiwa Ghanem, Lama Arnaout, Faten Kobrosli, Nada Sleiman, M. Habib Zorkot et les enseignantes qui ont encadré ce concours.
La séance a débuté par le discours d’accueil de la Présidente :
« Révérendes Sœurs, Mesdames les Responsables, Chers Collègues,
Chers élèves.
Au nom de l’ALEF, je vous souhaite la bienvenue.
Nous sommes réunis aujourd’hui pour la remise des prix du concours sur la bande dessinée organisé par notre association.
Comme c’était le cas pour les autres concours, celui-ci a révélé la créativité des participants dans un art très important aujourd’hui. Nous avons découvert des talents insoupçonnés qui se sont épanouis dans la réalisation de leurs travaux.
Au nom de l’ALEF, je remercie les établissements qui ont encouragé leurs élèves à participer à ce concours et les enseignantes qui les ont encadrés : Mme Doris Bounassif, Ecole Sœurs de la Charité Besançon-Baabda, Mme Zeina El Massih, du Collège Notre-Dame Sahel El Alma, Mme Nadine Machlab du Lycée Elite, Mme Juliana Makhoul du Collège des Sœurs des Saints-Cœurs Ain Ebel, Mme Maya Tabet de l’Ecole Saint Joseph des Sœurs de la Charité Zouk Mikhael, Mme Nada Sleiman-Mehdi du Collège protestant français, Mme Carole Kanso el Ghouri de Greenfield College, Mme Sally Akoum, Lycée officiel Nazih el Bizri, Mme Leïla Sayed-Hussein, El Massar International College
Mes remerciements s’adressent aux membres du Bureau central qui ont initié ce projet, Mme Maha Husseini et Mme Nada Sleiman.
Je remercie également M. Habib Zorkot, notre webmestre, pour sa maîtrise du numérique et Mme Ilham Slim-Hoteit, notre Secrétaire générale, pour le suivi de la réalisation de ce projet. Son engagement et son dévouement ont contribué en grande partie à la réussite de ce concours.
Enfin, j’adresse ma reconnaissance à l’Ambassade de France pour le soutien moral et financier qui contribue à la réalisation de nos projets et à Mme Sylvie Lamy, Attachée de coopération pour le français, pour la large diffusion de cette activité.
Étant donné la qualité des productions, la sélection s’est avérée très difficile. Mais il faut respecter la règle du jeu.
Les critères de sélection étaient les suivants : Le scénario, l’expression écrite, la technique-dessin ou autres formes d’illustration- et le message ».
Ensuite, M. Habib Zorkot a exposé les productions des élèves selon un ordre arbitraire.
A suivi l’entretien oral avec les élèves portant sur le choix du sujet et la morale qui s’en dégage, les illustrations, l’aspect technique de la production, l’intérêt du travail en équipe et de ce projet interdisciplinaire.
Enfin, c’était le moment fort, attendu avec impatience, de la proclamation des prix par la Présidente de l’ALEF :
Primaire
1) Ecole Elite Beyrouth : Classe CM2
Prix au groupe : Ghazi Freij-Mia Masbini-Adam Sheblak pour «Oiseaux tendus»
Scénario original et amusant. Dialogue parsemé d’expressions empruntées à d’autres bandes dessinées. Message : « Il ne faut pas juger sur les apparences».
2) Notre Dame Sahel Alma : Classes EB4 A – EB4 B – EB5 A
Prix à la classe EB4 B pour « Les deux pigeons »
Un thème d’actualité, l’émigration et un message : « On est toujours mieux chez soi, malgré tout »
3) Lycée de l’Imam Jawad
Prix à Assile Hajj Sleiman pour « La souris a mangé le gâteau »
Sujet original. Intrigue comique. Leçon de morale : « Le mensonge ne profite pas au menteur »
Complémentaire-Secondaire
1) Ecole Saint-Joseph des Filles de la Charité- Zouk Mikhael
Classe de Sixième
Adaptation de deux contes « Hansel et Gretel » et « Blanche Neige » ou « La belle au bois dormant ».
C’est ce qui fait l’originalité de cette BD. Le message conclut le récit : « Nous avons surmonté nos peurs »
2) Collège Protestant Français
Classes de Sixième A et D
Prix attribué au groupe Zina Chaar – Stéphanie Abou Brahim – Layane El Hajj – Alia Araman pour « Le bien- être »
L’intrigue est originale. Elle montre comment une élève harcelée par ses camarades reprend son destin en mains. Le message est adressé par l’héroïne à tous ceux, à toutes celles qui subissent le harcèlement et les incite à être fidèles à eux-mêmes.
3) Collège des Sœurs des Saints-Cœurs Ain Ebel
Prix à l’établissement
Prix au groupe de la classe EB7 : Majed Idriss-Layla Abou Dib-Rima Awassi pour « Une leçon à l’envers »
Le sujet est intéressant : accepter l’autre dans sa différence. Il a d’ailleurs fait l’objet d’un colloque universitaire. Le texte est bien écrit. Le message est prononcé par le héros : « Les différences font notre richesse ».
4) Collège des Sœurs de la Charité Besançon- Baabda
Prix à la classe de EB 8 pour l’adaptation d’une nouvelle fantastique de Maupassant « Qui sait ? » Adaptation intelligente qui développe un thème obsédant chez Maupassant, très bonne maîtrise du numérique. Félicitations à l’établissement pour son engagement .
5) Lycée officiel Nazih Al Bizri
Elèves anglophones à féliciter
Classe de Seconde
Prix attribué au groupe Sara Yehia – Nohad Azzam – Mona Jawad
Pour « Victoire sur le handicap »
Sujet intéressant : le harcèlement à cause d’un handicap physique. Message : « Accepter l’autre dans sa différence ».
6) Greenfield College
Classe de Seconde
Prix attribué au groupe Lana Chamas – Melissa Safa – Mira Zaiter
Pour « Il est temps »
Le scénario est bien écrit. L’intrigue évolue de la passivité à l’action.
7) Al Massar International Collège
Classe de première
Prix attribué au groupe Hassan Hachem – Leyla Sabeh – Reine Hussein pour
« La technologie criminelle »
Meilleure production. Le sujet est brûlant d’actualité : l’addiction à la technologie et aux réseaux sociaux. Les parents et la sœur du héros sont indifférents aux besoins du jeune garçon. L’intrigue est bien menée avec un renversement de la situation après l’accident. Le message est présent à la fin de l’histoire.
Des prix sont attribués aux enseignants qui ont encadré le travail des élèves.
Quelques retours :
– « Bravo à tous et aux deux initiatrices de ce projet. Que les efforts de tous soient bénis.
En attendant de lire attentivement le contenu des idées de nos élèves libanais, impliqués et engagés dans les problèmes sérieux du monde contemporain.
La créativité des mots, la danse dans les gestes des personnages inventés et la lumière dans les dessins et dans les couleurs a pris la forme d’un arc en ciel pour que l’ambiance dans ce webinaire de Bandes dessinées soit magique et mystérieuse à la fois. Grand merci à tous les enseignantes et à tous les élèves… à chaque nouvelle activité, nous voyageons ensemble plus loin….loin, très loin malgré toutes les crises.
Grâce aux souffles créateurs, grâce à la liberté dans les créations des jeunes, notre Liban se retrouvera toujours digne.
Merci Dr Sophie pour ton analyse profonde des bandes dessinées qui ont été exposées, merci Maha pour ton analyse pédagogique, Merci Habib de nous avoir défilé dans un certain ordre des sources enrichissantes, merci chère Ilham pour le suivi, merci pour la réflexion des élèves sur leurs travaux. Merci Joséphine pour tes photos. Excellent travail. (Dr Faten Kobrosli, Faculté des Lettres UL, Section V)
– « En créant une BD les élèves ont fait des maths (organiser de manière symétrique les cases), de l’art plastique (ils sont allés voir leur professeur d’art pour lui demander de leur apprendre à utiliser les crayons pastel), ils ont affiné leurs compétences du numérique, ils se sont exprimés à l’oral et à l’écrit et ils ont surtout gagné en autonomie. Créer des BD permet aussi et surtout de créer les images mentales nécessaires à la compréhension d’un texte lu et à la création littéraire et enfin créer une BD met l’apprenant en situation d’acteur et non de récepteur. Quel bonheur en tant que professeur de les voir travailler ensemble aussi activement et avec autant de plaisir! » (Mme Nada Sleiman-Mehdi, CPF).
Reste à noter que les productions seront publiées dans Florilège II.
Ilham Slim-Hoteit
Secrétaire Générale de l’ALEF