« Neuropédagogie : Qui es-tu ? A qui et à quoi sers-tu ? »

« Neuropédagogie : Qui es-tu ? A qui et à quoi sers-tu ? »

L’ALEF a clôturé le mois de la Francophonie

Organisée sous le Haut Patronage du Ministère de la Culture, en partenariat avec l’Ambassade de France, la conférence de Mme Cynthia Eid, Doyenne de l‘École des formateurs, Directrice de la Pédagogie et de l’Innovation, Groupe IGS France, Présidente de la Fédération internationale des professeurs de français (FIPF), a eu lieu le 28 mars à 17h30.

Étaient présents :

Fawaz Kabbara, Conseiller du Ministre de la culture, Révérende Sœur Emmanuel EL Hage, Doyenne de la Faculté de Pédagogie à l’Université de la Sainte Famille Batroun, Mme Sophie Nicolaïdès-Salloum, Présidente de l’Association Libanaise des Enseignants de Français (ALEF), les membres du Bureau Central Mme Ilham Slim-Hoteit, Maha Husseini, Joséphine AKL, Faten Kobrosli, Ghiwa Ghanem, M. Habib Zorkot et un grand nombre d’enseignants, de coordinateurs et de responsables .

La séance a débuté par  le discours d’accueil de Mme la Présidente de l’ALEF, suivi de la présentation de Mme Cynthia Eid : « Dr Fawaz Kabarra, Conseiller pour la francophonie de Son Excellence Monsieur le Juge Mohamad Wissam Mortada, Ministre de la Culture. Révérendes Sœurs, Révérends Pères, en vos titres et qualités, Mme Cynthia Eid, Présidente de la Fédération Internationale des Professeurs de Français (FIPF). Mesdames, Messieurs en vos titres et qualités. Chers Collègues, Chers étudiants, Chères étudiantes.

Au nom de l’ALEF, je vous souhaite la bienvenue.

Aujourd’hui, notre Association clôt les activités dans le cadre du mois de la Francophonie par une conférence de Mme Cynthia Eid intitulée « Neuropédagogie : Qui es-tu ? À qui et à quoi sers-tu ? »

La neuropédagogie est une science émergente qui contribue à l’enseignement/apprentissage du français et des autres langues. Elle constitue une rencontre entre la pédagogie et les sciences cognitives : neurosciences, psychologie, philosophie.

Au nom de l’ALEF, je remercie les personnes présentes d’avoir répondu à notre invitation.
Je remercie également les membres du Bureau central de notre Association pour leur engagement, leur dévouement à l’ALEF et leur participation active à la conception des projets et à l’organisation de nos activités, en particulier M. Habib Zorkot, notre webmestre qui excelle dans le numérique et Mme Ilham Slim-Hoteit, notre Secrétaire Générale qui excelle dans l’organisation de nos activités.

J’adresse mes remerciements à l’Ambassade de France pour le soutien moral et financier qui contribue à la réalisation de nos projets et à Mme Sylvie Lamy, Attachée de Coopération pour le français, pour la large diffusion de nos activités.

Enfin, j’exprime mes remerciements et ma reconnaissance à Son Excellence, Monsieur le Juge Mohamad Wissam Mortada, Ministre de la culture, d’avoir accordé à cette conférence le Haut patronage de son Ministère.

Présentation de Mme Cynthia Eid

Cynthia Eid est passionnée par l’enseignement.

Elle est détentrice d’un doctorat en Sciences de l’Éducation et de la Communication, option ingénierie de l’enseignement/apprentissage des langues étrangères, obtenu à l’Université de Lille.

Elle est également détentrice d’un doctorat en Droit International obtenu à l’Université René Descartes, Paris V.

En tant que professeur de didactique et de français langue étrangère et langue seconde, elle a exercé au Canada francophone et anglophone, aux États-Unis et au Liban.

Elle a aussi occupé des postes administratifs : Directrice de l’École Française de Middlebury aux États-Unis, Conseillère pédagogique au Vice-Rectorat adjoint aux études, service de soutien à l’enseignement à l’Université de Montréal (Canada), Vice-Présidente aux Relations internationales au Liban. Actuellement, elle est Directrice de la pédagogie et de l’innovation du groupe IGS (Paris, Lyon, Toulouse).

Son engagement en faveur de l’enseignement du français a été reconnu par la France qui lui a conféré le titre de Chevalier dans l’ordre des Palmes académiques.

En 2016, au cours du congrès mondial organisé par la FIPF à Liège (Belgique), elle a été élue Vice-Présidente de la FIPF et en 2021, au cours du congrès mondial de Nabeul (Tunisie), elle a été élue Présidente de la FIPF.

C’est à ce titre que nous l’accueillons aujourd’hui pour cette conférence organisée par l’ALEF en partenariat avec la FIPF et l’Ambassade de France.

Elle a écrit plusieurs articles et ouvrages en pédagogie et en relations internationales.

L’année dernière, à l’invitation de notre association, elle a animé avec M. Marc Odou et Philippe Liria une formation sur la classe inversée.

Je conclus en précisant que Mme Cynthia Eid est une amie fidèle de l’ALEF. Elle nous encourage à aller toujours de l’avant et à œuvrer pour la promotion du français et de la francophonie au Liban au mieux de nos capacités ».

Mme Cynthia Eid a pris la parole pour une très riche conférence interactive.

Neuropégagogie Qui es-tu ? La tentative de définition présente la neuropédagogie comme une approche globale holistique, non cloisonnée de l’apprenant impliquant les trois C :

Le « C » du cerveau, la tête (apprentissage cognitif) qui répond à la question « quoi ? ».

Le « C » du cœur (apprentissage socio affectif et émotionnel) qui répond à la question « pourquoi ? ».

Le « C « du corps (apprentissage psychomoteur-kinesthésique) qui répond à la question « comment ? ».

Quels sont les gestes mentaux fondamentaux dans l’acte d’apprendre avec la tête, le cœur et le corps ?

Le défi est de savoir comment préserver ces trois « C » dans l’enseignement /apprentissage.

La neuropédagogie est une science qui aborde le cerveau en tant qu’outil (parmi d’autres) du traitement de l’information.

« Le plaisir du texte » avec les Éditions Hatem

« Le plaisir du texte » avec les Éditions Hatem
Redonner ses lettres de noblesse à la lecture.
Nous connaissons très bien d’après les témoignages des grands écrivains, des penseurs, et des philosophes l’importance de la lecture dans la création de leurs œuvres : c’est Jean-Paul Sartre qui divise l’autobiographie de son enfance, les Mots, en deux grandes parties Lire et Écrire. C’est Roland Barthes dans, son Plaisir du texte et sa théorie de l’intertextualité « Tout texte est un intertexte, d’autres textes sont plus ou moins présents en lui, à des niveaux variables, sous des formes plus ou moins reconnaissables… ». C’est plus récemment l’écrivain Philippe Claudel qui a confirmé, lors d’un webinaire organisé par l’ALEF, l’importance de la lecture que les parents font à leurs enfants dès leur plus jeune âge « Quand on est en âge où l’on ne peut pas lire soi-même un livre, lorsque la voix de l’adulte vous fait découvrir une histoire, lorsque vous ne pouvez regarder que les images et les lettres sur un livre, eh bien! Cette voix prend une importance très grande. Et en plus de vous faire découvrir une histoire, de travailler votre imagination, vous avez ce lien, tout à fait particulier, un lien qui est encore plus fort parce que la lecture vient le coudre, le resserrer … »
Comment ne pas penser redonner ses lettres de noblesse à la lecture, surtout après le confinement et l’enseignement à distance ou l’enseignement hybride qui ont poussé certains établissements à marginaliser la lecture en faveur d’autres matières qu’ils considèrent plus importantes ?
Le webinaire organisé par l’ALEF, sous le haut Patronage du Ministère de la Culture dans le cadre des activités pour le mois de la Francophonie, en partenariat avec l’Ambassade de France et les Éditions Hatem, s’est déroulé hier le 24 mars à 16H 30.
Étaient présents : M. Bernard Hatem, Directeur de la Maison d’édition Hatem, Mme Zeina Mangin-Salibi, la Présidente de l’ALEF Mme Sophie Nicolaïdès-Salloum et les membres du Bureau Central, Mmes Ilham Slim-Hoteit, Lama Arnaout-Tannir, Faten Kobrosli, Ghiwa Ghanem, Joséphine AKL, Maha Husseini, Nada Sleiman-Mehdi ,Natacha Mneimneh et M. Habib Zorkot, et un grand nombre d’enseignants et de coordinateurs de Français et des Directeurs d’écoles. Comme notre webinaire était ouvert à l’international, nous avons remarqué la présence de M. Hussein Mehio du Kongo et M. Djilali Hassane Daoudji de l’Algérie.
La conférence a débuté par le discours d’accueil de Mme Sophie Nicolaïdès-Salloum :
« M. Bernard Hatem est le fils de deux êtres exceptionnels.
Son père, Majid Hatem, était un père aimant, toujours présent, un érudit en langue et littérature arabes, un professeur reconnu et respecté. Sa mère, Thérèse Douaihy-Hatem, collègue à l’Université Libanaise et amie très chère, a voué sa vie à sa famille, à l’enseignement de la langue et de la littérature françaises et à la promotion de la francophonie. Ensemble, ils ont fondé les Éditions Hatem qui publie, depuis sa création, des livres de lecture pour la jeunesse en arabe et en français.
Bernard a ainsi grandi dans une famille qui joignait deux langues et deux cultures. Il maîtrise aussi parfaitement l’anglais. Après avoir obtenu un master en affaires internationales et un master en marketing à l’université LAU, il rejoint sa mère qui l’initie aux rouages de l’édition. Il continue aujourd’hui l’œuvre de ses parents et son objectif principal est de raviver « le plaisir du texte » – une expression de Roland Barthes – chez les jeunes.
Deux ans de confinement et de cours en ligne ont émoussé le désir de lire pour le plaisir, tout simplement. Il est nécessaire de les aider à retrouver ce plaisir.
Nous savons que tout écrivain a d’abord été un lecteur assidu. Grâce aux concours organisés par l’ALEF, nous avons découvert des « écrivains en herbe » et nous avons publié les productions des lauréats dans un livre intitulé Florilège. De son côté, M. Bernard Hatem a publié le conte La fée des cèdres écrit par Aya Hoteit, élève du Collège Protestant Français, premier prix du concours « Raconte-moi une histoire ». Il nous a offert gracieusement un nombre important d’exemplaires et nous l’en remercions chaleureusement.
Le jour de la signature des livres francophones par leurs auteurs, le 7 mars 2022, le visage des jeunes lauréats était illuminé de joie et de fierté. Cette activité dans le cadre du mois de la Francophonie était organisée par le Ministère de la Culture à l’initiative de Son Excellence Monsieur le juge Mohamad Wissam Mortada, Ministre de la Culture que nous remercions vivement pour l’intérêt qu’il porte à la jeunesse.
Les Éditions Hatem ont ainsi participé à cette manifestation culturelle et au succès remporté par de jeunes « écrivains en herbe ».
M. Bernard Hatem a ensuite pris la parole « Merci Dr Salloum pour cette introduction chargée d’émotions, vous qui êtes toujours fidèle a la mémoire de votre amie Mme Hatem, fondatrice de notre maison d’édition.
Je tiens aussi à remercier le ministère de la culture pour le patronage de ce webinaire, l’alef pour l’organisation en partenariat avec l’ambassade de France au Liban et tous les participants avec nous dans cette soirée où on va discuter de la littérature de jeunesse et son importance dans l’acquisition de la langue chez les jeunes.
J’aimerais commencer par une citation de Mme Hatem qui dit:
“Chaque nouvelle lecture vous aide à créer, à partager et à réinventer votre imaginaire et le monde autour de vous!”
Aujourd’hui, notre Liban passe par une crise économique et politique qui a touché le sain de notre système éducatif et c’est pour cela que notre rôle comme instituteur, institutrices et éditeurs devient de plus en plus important et vital dans nos communautés et dans notre société.
Et qu’est ce qui est mieux que la lecture pour réformer et reformer nos jeunes générations pour qu’elles puissent réinventer notre pays et le monde autour de nous. En effet, c’est le seul moyen que nous avons entre nos mains, maintenant plus que jamais, qui va nous aider à franchir les obstacles et difficultés que nous sommes en train de rencontrer d’une façon régulière.
De la, l’importance de la lecture et quant on dit lecture, c’est la littérature de Jeunesse qui est le créneau principal des Éditions Hatem ou l’on croit fermement que cette littérature de Jeunesse joue un rôle principal dans l’acquisition de la langue et dans l’enrichissement du lexique linguistique chez les Jeunes. Et c’est pour cela qu’elle est maintenant omniprésente dans les écoles et joue, comme on l’a déjà dit, un rôle très important dans le développement de l’enfant car elle lui permet à la fois de rêver, de se questionner, d’échanger…
La littérature de jeunesse ne cible pas uniquement les jeunes lecteurs mais aussi les adultes vu la richesse des œuvres, la connectivité et la communication qu’elle présente entre les sociétés de différents pays.
Pourquoi la littérature de jeunesse? Pour mille et une raison et peut être plus, mais je vais essayer de les résumer à travers les raisons suivantes:
1. Les livres peuvent nous divertir et nous stimuler. Ils peuvent nous faire rire et pleurer. Ils peuvent nous réconforter et nous montrer de nouvelles possibilités.
2. Les livres nous aident à développer le langage et le vocabulaire. Ils nous apprennent à nous exprimer et à comprendre ce que d’autres disent et écrivent.
3. Les livres stimulent notre imagination et nous entraînent à construire des images intérieures.
4. Les livres peuvent nous éveiller à de nouveaux centres d’intérêt et à de nouveaux sujets de réflexion.
5. Les livres développent notre pensée. Ils nous apportent de nouveaux concepts et de nouvelles idées tout en élargissant notre conscience et notre monde.
6. Les livres nous apportent des connaissances sur d’autres pays et d’autres modes de vie, la nature, la technologie, l’histoire et tout ce qui nous interroge.
7. Les livres développent notre capacité d’empathie. Ils nous donnent l’occasion de nous mettre à la place des autres et de comprendre ce qu’ils ressentent.
8. Les livres nous font réfléchir sur ce qui est bien ou mal, bon ou mauvais.
9. Les livres peuvent donner des explications aux choses et aider à comprendre comment elles fonctionnent.
10. Les livres peuvent montrer qu’il n’y a pas toujours une seule réponse à une question, mais que la plupart des choses peuvent être considérées de différents points de vue.
11. Les livres nous aident à nous comprendre nous-mêmes. Ils renforcent la confiance en soi : nous réalisons que d’autres pensent et sentent comme nous.
12. Les livres nous aident aussi à comprendre que nous sommes tous
différents. Lire des livres écrits par des auteurs d’autres époques et d’autres cultures, découvrir que leurs pensées et leurs sentiments ressemblent aux nôtres, contribue au respect des autres cultures et à combattre les préjugés.
13. Les livres peuvent être une compagnie quand nous sommes seuls. Ils sont faciles à emporter avec soi et peuvent être lus partout.
14. Les livres nous transmettent une partie de notre héritage culturel. Ils nous offrent des expériences partagées de lecture et un socle de référence commun.
15. Un bon livre pour enfants peut être lu à voix haute de sorte que tous les âges en profitent ; il peut être un lien entre les générations.
16. Le livre pour enfants est notre premier contact avec la littérature, un univers inépuisable pour toute la vie. Un premier contact heureux avec le livre est donc vital, en apportant la révélation de ce qu’un bon livre à offrir.
J’ajouterai une dernière raison que j’ai déjà mentionné au début : la lecture est essentielle pour le développement personnel, mais aussi pour le développement de l’entourage des enfants, de leur communauté et de leur pays, alors la lecture joue et jouera un rôle essentiel et critique dans la reconstruction de notre pays !
Pour toutes ces raisons, Les Éditions Hatem sont strictement dans la littérature de jeunesse et on y croit qu’apprendre à lire à partir des albums est une méthode naturelle !
Je laisse maintenant la parole à notre déléguée pédagogique, Mme Zeina Mangin-Salibi qui va nous expliquer l’importance de l’objet livre par rapport au livre numérique et qui va nous donner un aperçu sur notre catalogue.
M. Hatem a passé enfin la parole à Mme Zeina Mangin-Salibi qui a présenté le catalogue de la Maison Hatem en insistant sur la nécessité d’une lecture précoce et son importance dans l’éveil de l’enfant à la lecture et à l’enseignement/l’apprentissage ».
Le débat qui a suivi la présentation était très riche et intéressant.
Dr Faten Kobrosli a insisté dans son intervention sur la lecture plaisir :
« Qu’est-ce que la lecture plaisir ?
Pour moi, la lecture est un éveil de l’âme et du cœur. Une jouissance de la pensée et des sentiments. Elle nous ouvre toutes les portes de la création et nous invite à mieux comprendre et maîtriser le monde au lieu de le fuir. Les albums, les contes, les bandes dessinées et les romans permettent de forger l’esprit critique par la confrontation entre les idées ou les idéologies. Ils nous apportent alors une inspiration nouvelle, une interprétation nouvelle du monde, et probablement une culture plus approfondie. Un livre, c’est un navire dont il faut libérer les amarres, un trésor qu’il faut extraire d’un coffre verrouillé, une baguette magique dont tu es le maître si tu en saisis les mots.
Chaque livre de jeunesse proposé par l’Edition Hatem est accompagné par un livret pédagogique. Le livret pédagogique propose à l’enseignant une démarche pédagogique et des réflexions didactiques. Une panoplie d’idées est pour interroger le texte : la compréhension, l’interprétation, l’appréciation (porter un jugement critique). On y trouve souvent une variété d’exercices composée du plus simple au plus complexe en forme et en contenu respectant ainsi les intelligences multiples. Le lecteur est invité à (cocher, relier, compléter un texte à trous, jouer avec les mots, résumer, dessiner…).
Les livres proposés par l’Edition Hatem respectent les nouveaux programmes libanais et français : les thèmes, les stratégies d’écriture respectent les différentes tranches d’âge et la progression dans un cycle scolaire et entre les cycles. Je les conseille vivement au public.
Comment développer le goût de lire ?
Certes, on ne naît pas lecteur, on le devient. De là découle l’importance de l’intervention de l’adulte dans le développement du goût de lire. Le lecteur de demain sera celui qui aura d’abord été stimulé puis accompagné dans sa rencontre avec la littérature. La famille occupe ici un rôle de premier plan, mais l’école a également son rôle à jouer afin que se développe, de façon durable, le goût de la lecture. La lecture de livres incite l’élève à en lire d’autres du même auteur ou qui explorent le même thème. Elle suscitera le désir d’écrire à l’auteur ou à la manière de l’auteur, elle fera naître le besoin d’échanger avec ses pairs sur la compréhension qu’il a du texte, sur ses goûts en lecture, son appréciation d’une œuvre, etc.
Quelles actions menées en faveur du livre et de la lecture plaisir ?
Le quart d’heure lecture, mis en place dans les écoles, collèges et lycées permet de développer la lecture plaisir à l’école, la médiation du livre et les animations dans la « bibliothèque d’école » et la « bibliothèque du quartier », le dispositif « Un livre pour les vacances », le concours de lecture à voix haute « Les petits champions de la lecture », « Si on lisait à voix haute », le « prix Goncourt » , les enseignants conçoivent des projets pour leurs élèves incluant des visites régulières dans les librairies, des rencontres avec d’autres professionnels du livre (auteurs, scénaristes, graphistes, maquettistes, éditeurs, bibliothécaires, imprimeurs, etc.), mais aussi des projets concrets (élaborer une maquette, une quatrième de couverture, rédiger un coup de cœur…). Au bout de ce parcours, l’autonomie est favorisée : un bon d’achat individuel est remis à chaque élève…etc.
A son tour, Mme Maha Husseini « Je remercie également Mme Zeina Mangin Sali bi pour la présentation très claire du catalogue des Éditions Hatem. Les illustrations des livres proposés sont très agréables et les sujets traités relèvent des centres d’intérêts des apprenants de tous les niveaux scolaires.
Je confirme ses propos sur le rôle des parents pour développer le plaisir de lire chez l’enfant. Je pense que les parents doivent le familiariser dès son plus jeune âge au livre (livre bébé en tissu, livre sensoriel interactif adapté à l’éveil de l’enfant…). Il faut qu’ils donnent le goût de la lecture à leur enfant avant sa scolarisation : lire des albums et des livres avec l’enfant, l’habituer au plaisir d’écouter des contes et des récits en CD audio, à visualiser des albums … L’enfant réalise ces activités avec ses parents avec beaucoup d’intérêt et d’amour. Plus tard, c’est à l’enseignant-e et à l’école de consolider le plaisir de lire chez l’apprenant ».
La séance est clôturée par Mme Ilham Slim-Hoteit qui a remercié les participants et a proposé une rencontre prochaine, sur le thème la lecture à l’ère du numérique ».
Ilham Slim-Hoteit
Secrétaire Générale de l’ALEF

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Le numérique dans les modèles éducatifs: réalités, défis et perspectives 

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Le plurilinguisme dans l’enseignement au XXIème siècle: atouts et défis

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Formation Théâtre

Association Libanaise des Enseignants de Français (ALEF)

Beyrouth – Achrafieh – École normale Nabil Azoury

www.alef-liban.org

alef.liban.2020@gmail.com

 

ENSEIGNEMENT À DISTANCE ET NUMÉRIQUE

 Webinaire : « Mettre en scène une pièce de théâtre. »

 Intégrer des pratiques théâtrales  à distance (ou en présentiel) par l’enseignant dans la classe de langue est très motivant pour les apprenants. Enseigner le français par le jeu et le théâtre leur permet  de développer l’expression corporelle et l’expression orale. Les jeux de groupe, les jeux d’expression verbale et non verbale et les jeux de rôle présentent des moyens pour un apprentissage interactif du français. L’apprenant sera invité également à regarder des pièces de théâtre en vidéo adaptées à son niveau de langue. Le projet « Jouons au théâtre en ligne » favorise la cohésion du groupe classe, il contribue aussi à éveiller la créativité des jeunes dans tous les domaines, linguistique, artistique, culturel et social.

ANIMATEUR

 Adrien Payet, enseignant, comédien et metteur en scène. Il est spécialiste de l’enseignement du français par le jeu et le théâtre. Il publie en 2010 chez CLE International l’ouvrage Activités théâtrales en classe de langue et anime des formations de formateurs et des missions d’expertise dans une cinquantaine de pays. Il développe de nombreuses formations sur les techniques d’enseignement à distance pour motiver et dynamiser les classes virtuelles. Il est co-auteur de plusieurs méthodes de FLE et de préparation au DELF. Il est également rédacteur permanent de la revue Le français dans le monde depuis sa 400ème parution.

Plus d’informations sur : http://www.fle-adrienpayet.com/

DESCRIPTIF

 Deux webinaires interactifs sur Zoom

Ces webinaires sont dirigés aux enseignants de FLE désireux de mettre en scène une pièce de théâtre avec des apprenants. Il a pour but d’initier à la mise en scène et donne les bases méthodologiques indispensables au bon déroulement du projet. Nous abordons notamment le travail autour du texte, la mise en voix et en espace, la scénographie et des techniques de régie. Les participants sont confrontés de manière pratique à l’adaptation d’une pièce à partir d’un texte, d’une poésie et d’une photo.

 

OBJECTIFS

  • Découvrir les éléments pratiques et méthodologiques pour mener à bien un projet de mise en scène.
  • Trouver un texte adapté aux apprenants de FLE et réaliser un travail pédagogique autour du texte.
  • Réaliser des adaptations théâtrales à partir d’images, de films et de textes littéraires.
  • Apprendre les techniques de scénographie et de régie nécessaires à la mise en scène.

PUBLIC CIBLE

Cette formation est adressée aux enseignant.e.s de FLS, FLE et FOS.

Cycles II et III de l’Éducation de Base, cycle secondaire, niveau universitaire.

 

DATES DES WEBINAIRES : Les 17 et 18 février.

 FORMAT ET DURÉE 

 deux webinaires interactifs sur Zoom de 1h 30 chacun.

  • de 16 h à 17 h 30 (heure du Liban)

 

MODALITÉS D’INSCRIPTION

  • Pour vous inscrire à la formation, veuillez remplir la fiche d’inscription diffusée  avec la formation sur le site de l’ALEF : alef-liban.org
  • Pour plus d’informations, veuillez nous contacter par courriel à l’adresse de messagerie électronique de l’ALEF : alef.liban.2020@gmail.com
  • Seront retenues pour cette formation les 35 premières

 

DATES IMPORTANTES

  • Date limite pour les inscriptions : 16 février 2022
  • Le lien et le code du webinaire vous seront communiqués la veille du 17 février 2022.

REMARQUES

 La formation «  Mettre en scène une pièce de théâtre »  précèdera la mise en œuvre du concours, « Jouons au théâtre en ligne : des représentations théâtrales virtuelles », afin de faciliter le travail des enseignants et des apprenants  dans ce projet innovant.

 

https://drive.google.com/file/d/18PNvIXyeXQP9YPwO5K9yrcUzT-NQy6HX/view?usp=sharing

        Initiatrice du projet : Mme Maha Husseini-Mazraani.

JIPF 2021: Après Covid 19: défis et perspectives

                   Projet de l’ALEF pour la troisième édition de la JIPF 2021

                                      « Après Covid 19 : défis et perspectives »

La pandémie de Covid 19 a entraîné l’introduction de l’enseignement en ligne demandant une adaptation et un changement des méthodes pédagogiques établies et nécessitant une formation renforcée des enseignants à l’emploi des outils numériques.

Les différentes crises auxquelles le Liban est confronté depuis 2019 ont accru les difficultés rencontrées par les enseignants qui ont dû faire preuve d’inventivité pour mener à bien leur tâche d’éducateurs.

L’Association Libanaise des Enseignants de Français (ALEF), désireuse de participer aux efforts de nos collègues, a proposé, au cours de l’année 2021, des formations sur l’enseignement en ligne et, pour briser la routine des élèves et des étudiants confinés, des concours sur la poésie, le théâtre en ligne et la chanson RAP et deux rencontres avec des écrivains qui ont remporté un vif succès.

Mais il reste encore beaucoup à faire. A l’occasion de la Journée Internationale des Professeurs de et en Français (JIPF), nous nous proposons de réfléchir, à partir des expériences passées, sur les stratégies à mettre en place pour renforcer la formation des enseignants sur des méthodes pédagogiques innovantes dans le domaine du numérique. Il est aussi très important de se pencher sur les relations entre enseignants et élèves perturbées par la longue période du confinement.

Notre projet en quatre points traitera ces différents sujets :

  • Projection d’extraits des concours de l’ALEF sur le confinement.
  • Une brève interview d’élèves et d’étudiants sur les aspects positifs du confinement.
  • Un podcast : recueillement de témoignages de membres de l’équipe pédagogique (interview du personnel enseignant, professeurs, psychologues, responsables de la vie scolaire) en vue de création d’un podcast qui sera diffusé lors des activités de la JIPF.
  • Une table ronde sur « Après Covid 19 : défis et perspectives » à laquelle seront invités des représentants du Ministère de l’Education et de l’Enseignement Supérieur (MEES), du Centre de Recherches et de Développement Pédagogiques (CRDP), de la FIPF, de l’Institut Français du Liban(IFL), de L’Agence Universitaire de la Francophonie(AUF), de l’Université Libanaise – Bureau des Langues, de TV5 et

CLE International …

Cette Table ronde traitera la problématique suivante :

Quelles stratégies face aux défis causés par la crise sanitaire ? Quels dispositifs pédagogiques innovants et durables pour la période de l’après Covid 19 ?

Les questions posées aux personnes interviewées porteront donc sur les stratégies d’avenir pour un enseignement de qualité, les dispositifs de formation innovants et durables pour assurer le développement professionnel des enseignants, notamment sur le plan du numérique, et les activités à mettre en œuvre pour retrouver une relation pédagogique saine entre tous les acteurs de l’enseignement, et entre les enseignants et les apprenants.

 

Public visé :

  • Les membres de l’ALEF.
  • Les différents acteurs pédagogiques : directeurs d’établissement et d’université, enseignants de français et en français, responsables de la vie scolaire, psychologues scolaires.
  • Un grand public.
  • Des élèves et des étudiants.

Philippe Claudel : Écrire et rêver les images

« Écrire et rêver les images »

M. Philippe Claudel nous a fait l’honneur d’inviter l’Association Libanaise des Enseignants de Français, ALEF à participer

au colloque international en présence de l’Auteur « Philippe Claudel : écrire et rêver les images » les 03 – 04 – 05 juin 2021.

Ce colloque organisé par les laboratoires RIRRA 21 (Université Paul-Valéry) & LIS (Université de Lorraine), en partenariat avec l’IUT Nancy-Charlemagne, le cinéma Diagonal, le Musée Fabre & Occitanie Livre & Lecture, n’était pas ouvert au grand public il était réservé à quelques spécialistes sur invitation.

L’ALEF représentée par sa Présidente Madame Sophie Nicolaïdès Salloum et sa Secrétaire Générale Madame Ilham

Ilham Slim-hoteit a suivi avec beaucoup d’intérêt ces trois jours d’échanges et de discussions autour de l’œuvre de Philippe Claudel qui a aimablement accepté notre invitation à une rencontre en webinaire sur Zoom avec un public libanais d’èlèves,d’étudiants et d’enseignants.

3 juin

La Session 1 inaugurale sur la peinture a débuté par la conférence de Serge Bourjea (Université Paul-Valéry Montpellier 3).

Il s’agit d’une lecture comparative avec le cinéma et les tableaux de peinture : « Il y a longtemps que je (t)’aime ».

Cette session a été suivie par « Petite visite guidée pour les participants – avec station-lecture devant La Lutte, d’Émile Friant… « À travers les chefs d’œuvre du Musée Fabre… »

Session 2 : « Aux lieux de l’image (le musée, le cinéma) »

– Aude Jeannerod (Université catholique de Lyon) : « Le musée dans l’oeuvre de Philippe Claudel : mort ou vif ? »

– Dominique Bonnet (Université de Huelva, Espagne) : « De l’image à l’écrit : voyage aller-retour dans l’univers de Philippe Claudel ».

4 juin

Session 3 : Territoires lorrains (le cinéma, la littérature)

-Emilie Léchenaut (Université de Lorraine) : « Enjeux des représentations territoriales dans les œuvres cinématographiques de Philippe Claudel : entre espaces visuels-narratifs et expérience perceptive »

– Delphine Le Nozach (Université de Lorraine) : « Philippe Claudel, un regard cinématographique qui réinvente le territoire régional »

-peter Dytr (Masaryck University, République Tchèque) : « L’anatomie de la prison selon François Bon et Philippe Claudel : regards

Session 4 : Basses continues (la mort, le rêve)

– Anne Strasser (Université de Lorraine) : « Mort l’oubli. La mort dans quelques œuvres de Philippe Claudel : usage de la vie et usage du monde »

-Pierre Bonnet (Académie de Poitiers) : « Le rêve est l’avenir du vrai : une lecture de ‘‘La Petite’’ »

Session 5 : Stratégies narratives (le roman, la scène)

-Mara Magda Maftei (Université de Bucarest, Roumanie) : « La perte de l’identité (à propos de L’Enquête) »

– Francisco González (Université d’Oviedo, Espagne) : « Ouvrir au couteau : les enjeux de l’incipit chez Philippe Claudel »

-Lieven D’hulst (KU Leuven, Belgique) : « La petite fille de Monsieur Linh mis en scène par Guy Cassiers : un projet européen »

5 juin

Session 6 : Mondes sensibles (les lieux, les odeurs)

-Pierre Schoentjes (Université de Gand, Belgique) : « Entre paysage de brouillard et pays de neige : Claudel flâneur et montagnard »

-Isabelle Dangy (CIRIEC, Saint-Étienne) : « Images odoriférantes : le désir d’absorber le monde chez Philippe Claudel »

Session 7 : De l’amitié Yves Ravey : « La lettre. La confidence, la consolation, l’intimité » Philippe Claudel & Yves Ravey : Entretien animé par Pierre Schoentjes.

Ces quelques jours nous ont plongés dans un monde merveilleux d’écriture, de rêves et d’images : textes images, cinémas et musées étaient au rendez-vous d’une œuvre riche et foisonnante.

Merci Philippe Claudel de cette invitation.

NB :

Rencontre avec Philippe Claudel

Lundi 14 juin 2021 à 16 heures sur Zoom :les coordonnées seront communiquées ultérieurement aux participants inscrits

Pr. Ilham Slim-Hoteit

Secrétaire Générale de l’ALEF

cérémonie de remise des prix du concours « Écris et dramatise-moi une poésie »

La poésie au théâtre …
La cérémonie de remise des prix du concours « Écris et dramatise-moi une poésie » autour du thème de « la joie sur terre », organisé par l’Association Libanaise des Enseignants de Français « ALEF » en partenariat avec l’Institut Français du Liban « IFL » et la Fédération Internationale des Enseignants de Français « FIPF », a eu lieu le 9 avril 2021 à 16 H, 00 sur Zoom. Elle s’est déroulée, dans une belle ambiance festive animée par l’enthousiasme, l’amour de la poésie et le plaisir du théâtre.

Étaient présents M. David Boulay, Directeur du primaire au Collège Protestant Français, CPF, Mme Farah Nauf, responsable du primaire au collège Notre Dame de Balamand, Mme Sophie Nicolaïdès-Salloum, la présidente de l’ALEF, Mme Fatima Fneich, Coordinatrice de français à El Mayadeen College, les membres du Bureau Central, Mesdames Maha Husseini, Ilham Slim-Hoteit, Joséphine Akl, Faten Khaled Kobrosli, Hasna Bouharfouch, Odette Yenni et M. Habib Zorkot.

Enseignants, élèves, conseillers pédagogiques, responsables de l’éducation étaient également au rendez-vous.

Après le discours d’accueil de la présidente de l’ALEF, M. Habib Zorkot, le webmaster, a partagé son écran pour projeter les vidéos des participant.e.s selon un ordre croissant des années scolaires. Il a commencé par le préscolaire pour arriver à EB6, le concours étant dirigé aux élèves du cycle primaire dans les établissements publics et privés. A suivi, l’entretien des élèves par Mme Ilham Slim-Hoteit : ce fut un réel plaisir d’entendre les réponses des élèves aux questions posées. Leur joie, leur émotion, leur sincérité et leur implication dans un projet qui leur tient à cœur, furent impressionnantes.
Mme Odette Yenni, enseignante au Collège notre Dame de Balamand, membre du BC de l’ALF, initiatrice du concours, a témoigné de cette expérience. « A tous les établissements qui ont participé au concours, je dis ce que j’ai déjà publié dans un article sur le blog de notre Collège : « capbalamandekablog.com”: “ La vie ne semble jamais être à la façon que nous voulons. Les difficultés que nous traversons ne sont pas là pour nous détruire, mais pour nous aider à réaliser notre potentiel. ” Époustouflante est ma joie, alors, chers participants : de vous entendre annoncer la dissipation d’une grave pandémie et l’arrivée d’un doux printemps qui illumine nos journées. Epoustouflante est ma joie aussi :
– De me permettre de voir les couleurs,
– De déguster le bonheur que ressent chaque enfant dans les bras de sa mère, avec sa famille et ses amis,
– De me donner la liberté de conjuguer la joie avec vous,
– La danser, la chanter en Haïku,
– Et la lire dans les contes de fées.
Merci très chers participants. Vous m’avez comblé de joie et vous m’avez fait répandre de grosses larmes de joie. Notamment, derrière tout cela, Mme la présidente, il y a une association avec ses membres associés et élus qui méritent ma gratitude. Merci ALEF.
Je tiens à remercier cordialement Dr. Ilham pour son soutien et son moral invincible. Mes remerciements vont aussi à Dr. Faten kobrosli et M. Adrien Payet qui ont lustré ce concours avec leurs propositions poétiques et théâtrales virtuelles. Je remercie également, mes élèves et leurs parents qui ont voulu me consacrer une partie importante de leurs temps pour réussir les poésies et les dramatisations que je leur faisais répéter maintes fois. Je remercie de même, la responsable du cycle primaire, Mme Nauf, présente avec nous, pour son encouragement et sa confiance. Enfin tout le bon courage à mes deux collègues : Mme Nay Attieh et Mme Maya Nehmeh dans l’exécution des deux concours : « Poésie en chanson » et « Poèmes en herbe ».
La proclamation des prix par la Présidente Mme Sophie Nicolaïdes-Salloum fut le temps fort de cet évènement :
Les lauréats par ordre alphabétique des prénoms :
Angélina Haddad, Ecole El Safir.
Aya Hoteit, CM2 B, Collège Protestant Français, CPF.
Mayelle Fayad, Notre Dame de Balamand
Narjess Moussa, El Mayadeen college
Thérésa Dib,Saints Cœurs Bauchrieh.
Prix spécial du jury, par ordre alphabétique :
Abdallah Khamiss, El Mayadeen College
Hassan Jbeily, Ecole officielle de Rmayleh
Tia Khawam, Notre Dame de Balamand
Yacoub Andrwos, Notre Dame de Balamand
Hawraa Maatouk, Selena Badran, Issa Berro , groupe de PS3, El Mayadeen College.
La présidente a remercié les établissements, les enseignantes qui ont encadré les élèves :
Mesdames Sahar Hamzé, Collège Protestant Français CPF, Rita awad, Saints Cœurs-Bauchriéh, Odette Yenni, Collège Notre Dame de Balamand, Roua Nehmé, Reina Bitar, El Mayadeen College, Nadine Chabab-Haddad, Ecole Officielle de Rmayleh.
Quelques retours :
« Le concours était une réussite, Félicitations pour ce travail d’équipe »: Mme Sophie Nicolaïdès -Salloum
« Tous mes remerciements aux enseignants et aux responsables des écoles qui ont participé au concours de poésie. Bravo les élèves qui nous ont émerveillés avec leurs poèmes, leurs chansons, leur dance, et par le théâtre…. Mille Félicitations ! »: Mme Maha Husseini
« La belle énergie des enfants nous a émerveillés »: Dr. Faten Kobrosli
« Les enfants étaient magnifiques, j’étais très émue quand ils parlaient du cèdre emblème du Liban, leur beau pays qu’ils veulent protéger »: Professeure Nadjma Cherrad , Algérie
Prochains concours :
Le 20 mai 2021 : « Poèmes en herbe »
Le 24 mai : « Poésie en chanson »
le 29 mai « Jouons au théâtre »
La Secrétaire Générale de l’ALEF
Ilham Slim-Hoteit

Comment inverser ma classe en modalité hybride ?

Dans le cadre du cycle de formations, Organisées par l’Association Libanaise des Enseignants de Français, ALEF en partenariat avec l’Institut Français du Liban, IFL et la Fédération Internationale des Professeurs de Français, FIPF s’est déroulée le 2 avril 2021 de 16 à 18 heures, sur Zoom la formation :
« Comment inverser ma classe en modalité hybride ? », animée par Madame Cynthia EID, messieurs Marc Oddou et Philippe Liria (auteurs du livre « la Classe inversée ») et Mme Annick Hatterer (Clé international)
La classe inversée suscite un engouement avéré dans la sphère de l’éducation. Certains témoignages sont enthousiastes à la suite de l’expérimentation de cette approche mais d’autres sont plus méfiants. La problématique de la formation est de savoir comment la classe inversée se pratique en modalité hybride dans un cours de FLE et quelle est sa particularité. Quels en sont les avantages et les limites ? Elle vise à sensibiliser les enseignants à une approche pédagogique différente du cours magistral et de mettre en application les principes de la pédagogie active.
La séance a débuté par le discours d’accueil de la Présidente de l’ALEF, Mme Sophie Nicolaïdès –Salloum, suivi de l’intervention de Mme Cynthia Eid, Vice-Présidente de la Fédération internationale des professeurs de français (FIPF), Professeure-Chercheuse, Doyenne de l’École de formateurs, Directrice de la pédagogie et de l’Innovation Groupe IGS, Paris-Lyon et Toulouse, France. Mme Eid a présenté le plan de la formation « nous verrons ce qu’est la classe inversée pour les néophytes, nous analyserons les apports et valeurs ajoutées aux étudiant.e.s et enseignant.e.s et nous nous pencherons enfin sur son déroulement et ses limites d’un double point de vue étudiant.e et enseignant.e. » elle a ensuite donné une définition de la classe inversée « Ne se définit pas comme un modèle pédagogique normalisé et directement transférable mais comme un effort collectif attisé par les facilités qu’offre le numérique, pour reconsidérer globalement l’organisation de la séquence pédagogique ,en interrogeant la temporalité et la spécialité et mettre en place des conditions d’apprentissage plus stimulants pour les élèves, plus proches de leurs besoins et susceptibles de les conduire vers une plus grande d’autonomie dans leurs relations aux savoirs ».Ont suivi, dans une alternance très subtile avec avec Mme Cynthia Eid , les interventions de M. Marc Oddou et de M Philippe Liria .
Dans son intervention M. Marc Oddou, a montré que « Apprendre est toute une affaire : j’enseigne .Oui. mais comprennent –ils ? » et il a précisé la classe inversée n’est pas : des apprenant.e.s qui travaillent seul.e.s de façon non structurée et n’est pas remplacer l’enseignant.e par des capsules vidéos ».
Mme Cynthia Eid nous a fait découvrir les différents types de capsules, par des exercices adressés aux participants : capsule « découverte » déductive et capsule inductive mise « en bouche ». Ces capsules mènent à la construction des savoirs et la compréhension.
M. Philippe Liria a parlé « des classes inversées déconfinées, des outils des classes inversées, et nous a présenté un exemple de plan de pédagogie différenciée et de matrice de scénarisation didactique ». M. Liria a également présenté l’Université CLE de formation du 17 au 24 avril avec ses deux parcours au choix : l’évaluation et Francophonies et son offre d’abonnement de 6 mois à la revue Français dans le monde.
La présentation de Mme Annick Hatterer
sur « # la classe » fut très intéressante. Mme Hatterrer ainsi que tous les intervenants nous ont communiqué des liens très importants qui seront envoyés par courriel aux participants.
Mme Ilham Slim-Hoteit, Secrétaire Générale de l’ALEF a clôturé la formation en remerciant les intervenants pour leurs efforts et « les moments hors du temps » qu’ils nous ont fait vivre et dont on a énormément besoin au Liban. Elle a également remercié les participants, adhérents à l’ALEF enseignant.e.s et responsables de l’éducation de tous les cycles, universitaire, primaire et secondaire, dans les établissements publics et privés. Etaient présentes du Bureau Central de l’ALEF : Mesdames Sophie Nicolaïdès Salloum, la pŕésidente de l’ALEF, Ilham Slim-Hoteit, Maha Husseini, Joséphine AKEL, Randa Naboulsie, Ghiwa Ghanem, Faten Khaled Kobrosli, Lama Arnaout Tannir, Odette Yanni, Maha Sabra et M. Habib Zorkot.
Quelques retours
– « Je l’applique personnellement et surtout après avoir suivi avec Madame

Cynthia Eid-Fadel une formation autour du scenario pédagogique depuis une dizaine d’années… à travers cette stratégie l’enseignante pourra mieux travailler sur la pédagogie différenciée ce qui va améliorer le niveau des élèves ! …
– Cette approche est acteur de motivation et pont pour la co-construction des savoirs avec enthousiasme, elle permet exactement, de mieux répondre aux besoins de chaque apprenant » a dit Mme Paulette Ayoub.
Mme Maha Sabra « Le professeur universitaire pratique dans ce cas le coaching académique ».
Mme Ilham Slim-Hoteit: « J’ai toujours pratiqué, dans ma carrière universitaire, cette approche, bien sûr avant « le terme », depuis les années 1990 et avant l’instauration du système LMD en 2008 à l’Université Libanaise : ce système qui, à l’instar de la classe inversée, fait de l’étudiant un partenaire de l’opération de l’enseignement/apprentissage ».
En réponse à une participante, M. Philippe Liria a précisé « La classe inversée ne résout pas la question des apprenants qui ne font rien. Elle n’élimine pas le travail “hors-classe” mais suggère de faire des activités propres à l’espace-classe à les faire en asynchrone. Les capsules vidéos ne doivent pas être simplement des capsules. Elles doivent être accompagnées d’activités. Ces activités doivent être très simples. Et attention, il faut aussi instaurer le modèle petit à petit et qu’ils comprennent que le fait de faire ce travail en amont permettra de faire des choses plus motivantes en classe ».
D’autres retours rapides :
« Formation très riche et passionnante »
« formation dynamique et foisonnante »
« J’apprécie l’enthousiasme et l’engagement de Mme Cynthia Eid et des co-auteurs »,
« Mme Hatterer en présentant la méthode # Classe nous a fourni des liens très importants ».
La Secrétaire Générale de l’ALEF
Ilham Slim-Hoteit

Enseignement à distance et numérique : nouvelles stratégies pour réussir son enseignement hybride

Le 29 mars 2021 s’ est déroulée, sur Zoom, la formation » Enseignement à distance et numérique : nouvelles stratégies pour réussir son enseignement hybride » organisée par l’Association Libanaise des Enseignants de Français, ALEF en partenariat avec l’Institut Français du Liban (IFL) et la Fédération Internationale des Professeurs de Français, FIPF.
M. Adrien Payet , enseignant, comédien, metteur en scène, rédacteur de la revue « Le français dans le monde » et animateur de nombreuses formations sur les techniques d’enseignement à distance pour motiver et dynamiser les classes virtuelles, a animé cette formation.
Étaient présents Mme Sophie Nicolaïdès Salloum, Présidente de l’ALEF, les membres du Bureau Central Mmes Ilham Slim-hoteit, Maha Husseini, Lama Arnaout Tannir, Faten Khaled Kobrosli, Odette Yenni, Joséphine Akl et M. Habib Zorkot .
Un grand nombre d’enseignants et de spécialistes de l’éducation ont assisté également et ont participé avec beaucoup d’intérêt aux échanges.
Cette formation a bien répondu aux besoins de l’enseignement dans le contexte actuel de Covid-19 et du changement du mode d’enseignement vers la forme hybride. M. Payet a bien relevé un grand défi : comment l’enseignant peut-il garder sa motivation et celle des apprenants pour suivre leur apprentissage? Il a proposé aux enseignants plusieurs outils simples et gratuits pour évaluer les apprenants, travailler la production écrite, réaliser des projets et faciliter la pratique du français en dehors de la classe.
Les retours ont insisté sur l’importance et la richesse de cette formation:
 » c’est très riche et très important dans son aspect pratique »,
« C’était foisonnant et dynamique »,
« Comme d’habitude, M. Payet : c’était clair et fascinant ! »,
 » Merci à l’ALEF pour la bienveillance et l’excellente organisation ».
Prochaine formation: le 2 avril 2021 à 16 heures « Comment inverser ma classe en modalité hybride? » Animée par madame Cynthia Eid-Fadel, messieurs Marc Oddou et Philippe Liria (auteurs du livre « La classe inversée ») et madame Annick Hatterer ( Clé international).
La Secrétaire Générale de l’ALEF
Ilham Slim-Hoteit

Colloque international de l’Université Frères Mentouri Constantine 1: Pour une herméneutique de l’œuvre d’Alexandre Najjar

Pour une herméneutique de l’œuvre d’Alexandre Najjar: langue, littérature, art et dialogue interculturel

Colloque international 25 et 26 mai 2021

 Dans le cadre de ses activités scientifiques, le laboratoire Sciences du Langage Analyse du Discours et Didactique consacre ce colloque international à l’œuvre d’Alexandre Najjar. Invité d’honneur de cette manifestation scientifique, Alexandre Najjar inaugurera les travaux par une conférence qui témoignera aussi bien de sa pratique d’écriture, de toute la pensée humaniste de son œuvre ainsi que de ses rapports aux langues.

Romancier, essayiste, dramaturge et biographe Alexandre Najjar est une figure de proue de la culture au Liban. Avocat et écrivain francophone dont l’œuvre polymorphe, foisonnante, souvent militante, innovante presque toujours, est le reflet d’une intense activité intellectuelle exposant les grands débats qui agitent et traversent le siècle à travers une pensée ouverte à l’altérité, au dialogue interculturel et à l’universel.

« Comme la lecture, l’écriture est un voyage »1, elle est également un hymne à la paix et la fraternité, un acte de foi fervent dans les valeurs conjuguées de la liberté et le fondement d’une sagesse et un art de vivre collectif. C’est dans cette « poétique des valeurs » que semble s’inscrire toute l’œuvre d’Alexandre Najjar, une œuvre métaphorique des ambitions de son auteur, somme toute d’un humanisme « comme dernier rempart contre les pratiques inhumaines et les injustices qui défigurent l’histoire de l’humanité » tel que le conçoit Edouard Saïd.2

Alexandre Najjar nous conduit dans le Caucase de la seconde moitié du XIXème siècle, en Jordanie en quête de communautés oubliées, nous invite dans la Florence des Médicis pour nous raconter le récit d’une double rencontre entre Orient et Occident, nous emmène en Grèce pour narrer la Méditerranée, à Chicago et en Allemagne nazie pour un réquisitoire contre le racisme et le terrorisme intellectuel, en France pour un plaidoyer contre la censure… et au Liban pour raconter son « petit pays au grand destin ».

Protéiforme, son œuvre offre un large éventail de thématiques traitant, à l’instar d’une rhétorique accusatrice, de l’impérialisme, du colonialisme, de la dichotomie Orient/Occident, de la réalité des Levantins…méditant longuement sur la dictature et la justice, la mégalomanie et la modestie, la tolérance et la discrimination d’une Histoire mouvementée et d’un monde de plus en plus complexe à travers les portraits saisissants de saccageurs mais aussi des grands inspirateurs ayant défendu et illustré les courageuses vérités de l’esprit.

En considérant l’expression artistique comme une dimension constitutive de la mémoire et comme un moyen particulier d’appréhender le monde, le passé et le présent, cette journée d’étude réunira des contributions consacrées à la langue, à la littérature, à l’art et à la culture dans une conception herméneutique3 et une perspective transdisciplinaire.

L’intérêt de ce colloque international est de capter un corpus exemplaire d’une conception stable et durable dans l’expression artistique, d’exposer des problématiques fondamentales de l’existence et d’aborder la fonction esthétique du texte en prenant en compte le contexte historique et culturel. Ainsi formulé, cet argumentaire invite des chercheurs et des spécialistes à réfléchir sur le style qui s’impose comme un absolu, -la condition même de l’écriture. Ce sera là l’hypothèse avec, comme corollaire, une analyse du rapport à l’art, à l’écriture, au monde, à la formation de soi, à la culture et aux langues.

Cette rencontre scientifique invite les chercheurs à réfléchir et à débattre sur l’œuvre d’Alexandre Najjar en interrogeant sa pratique d’écriture, les thématiques qu’il aborde et sa pensée humaniste, ses rapports aux langues tant du point de vue de leurs pratiques que du point de vue de leur enseignement/apprentissage. Des témoignages sur l’auteur contribueront à enrichir les débats.

1 Alexandre Najjar, Kadicha (prologue). Paris : Plon, 2011.

2 « L’humanisme se nourrit de l’initiative individuelle et de l’intuition personnelle, et non d’idées reçues et de respect de l’autorité. Les textes doivent être lus comme des productions qui vivent dans l’histoire de manière concrète », Préface (2003) de L’Orientalisme. L’Orient crée par l’Occident. Paris : Seuil, Coll « La couleur des idées », 2006.

3 Dans son acception essentiellement moderne comme théorie des opérations de compréhension dans leur rapport avec l’interprétation des textes, selon la formule de Paul Ricœur dans La Métaphore vive. Paris : Seuil, 1975.

 

Comité Scientifique

Pr. Ahmed BOUALILI (Université Mouloud Mammeri, Tizi Ouzou)

Pre. Zeineb BEN GHEDAHEM (École Polytechnique de Tunis

Dr. Nabila BEDJAOUI (Université Mohamed Kheider. Biskra)

Pr. Samira BOUBAKOUR (Université Batna 2)

Dr. Meriem BOUGHACHICHE (Université Frères Mentouri. Constantine 1)

Pr. Nedjma CHERRAD (Université Frères Mentouri. Constantine 1)

Pr. Yasmina CHERRAD (Université Frères Mentouri. Constantine 1)

Pr. Yacine DERRADJI (Université Frères Mentouri.Constantine 1)

Pr. Laarem GUIDOUM (Université Frères Mentouri.Constantine 1)

Pr. Ilham HOTEIT, (Université Libanaise)

Pr. Fouad LAROUSSI (Université de Rouen Normandie).

Pr. Ali. KAZWINI-HOUSSEINI (Université Libanaise)

Pr. Sophie NICOLAIDES-SALLOUM, (Université Arabe de Beyrouth)

 

Comité d’organisation

Hanane AOUN, Meriem BOUGHACHICHE, Khaoula BENLAHLOUH, Mahdi BENDIAB, Antar BENSAKESLI, AISSANI Radouane, Lilia BOUMENDJEL, Cherifa CHENTLI, Nedjma CHERRAD, Imane CHOUAR, Cherif SOUTI, Louisa IKEN, Chafik ZAGHNOUF.

 

Les propositions de communication ou les témoignages envoyés ne doivent pas dépasser les 500 mots.

Les propositions de communication ou les témoignages doivent être envoyés à l’adresse mail suivante : colloque.alexandrenajjar2021@gmail.com

La date limite d’envoi est le 25 avril 2021

Les langues du colloque sont le français, l’arabe et l’anglais.

Les interventions et/ou les témoignages se feront en présentiel pour les participants des universités de Constantine et par webinaire pour les participants des universités extérieures.